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Montpellier-Stade Français : Nouchi vieux briscard, la botte magique de Miotti, Paris explose en mêlée… Coups de cœur et coups de griffe

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Après la victoire des Montpelliérains sur les Parisiens (25-15) en demi-finale du Top 14, découvrez ce qui a retenu l’attention de notre envoyé spécial présent au Vélodrome.

COUPS DE CŒUR

Montpellier reçu 23 sur 26

Il y a deux ans, le MHR sauvait sa peau en Top 14, in extremis, contre Grenoble dans le match d’accession/relégation. Deux ans plus tard, le club héraultais s’est imposé en demi-finale, ce samedi, face au Stade Français (25-15) et défiera l’ogre Toulouse, samedi prochain, pour tenter de soulever un deuxième Brennus. Dans un match haletant et bien plus ouvert qu’on ne le pensait, les Héraultais se sont montrés entreprenants, joueurs et efficaces. Portés, en deuxième mi-temps, par une mêlée dominatrice (Paris a perdu deux mêlées). Le club de Mohed Altrad va disputer la quatrième finale de son histoire, après avoir perdu celles de 2011 et 2018 et remporté l’édition 2022. Le défi face aux Toulousains s’annonce colossal. Mais le MHR vient de signer une 23e victoire de ses 26 derniers matches, décrochant sur la route la troisième Challenge Cup de son histoire (après 2016 et 2021), en corrigeant l’Ulster à Bilbao (59-26). Remarquable. À noter qu’une nouvelle fois, les deux équipes ayant terminé aux deux premières places de la saison régulière (et ayant évité la case barrage) se hissent en finale.

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Miotti, canonnier du succès du MHR

Dans ce match au couteau, le MHR - qui n’a inscrit qu’un essai contre deux pour le Stade Français - a pu compter son buteur Domingo Miotti, d’une redoutable efficacité face aux perches en inscrivant 17 points (5 pénalités, une transformation). L’ouvreur argentin n’a pas tremblé, permettant à son équipe de prendre les commandes du match. De retour pour cette demi-finale après avoir été touché aux adducteurs en finale de la Challenge Cup fin mai, le Puma (30 ans, 9 sélections) - passé par l’Australie, l’Écosse et Oyonnax - n’a pas tremblé au Vélodrome. Précieux. L’Argentin du MHR (sorti à la 59e minute) a terminé 3e au classement des meilleurs réalisateurs du Top 14 cette saison, derrière un certain… Louis Carbonel, son adversaire du soir et auteur de seulement 5 points (une pénalité et une transformation). En fin de match, c’est Léo Coly, entré en cours de jeu, qui a scellé la victoire du MHR d’une dernière pénalité (72e).

Le sauvetage miraculeux de Taofifenua

C’est une action qui aurait remis les deux équipes à égalité à la 67e minute. Sur un contre parisien après une mauvaise passe d’Enzo Forletta, Louis Carbonel prolonge deux fois au pied et lance Joe Marchant qui arrive le premier dans l’en-but montpelliérain pour aplatir. Mais l’arbitre demande la vidéo et les images confirment que Donovan Taofifenua, dans un retour totalement désespéré, est parvenu à capter le ballon en même temps que lui pour aplatir. L’essai est donc refusé. Superbe action défensive de l’ancien ailier du Racing 92.

Nouchi-Bécognée-Vunipola, trio d’enfer

C’était l’un des gros duels de cette deuxième demi-finale. Paris et Montpellier arrivaient à Marseille avec des troisièmes lignes de très haut niveau. Et, au cœur du combat, les Montpelliérains ont été omniprésents ce samedi. Billy Vunipola, que l’on ne présente plus, a multiplié les charges dans la défense parisienne (23 m gagnés, 1 défenseur battu, 11 plaquages). Toujours aussi percutant. Sorti sous les ovations à la 65e minute. A ses côtés, Alexandre Bécognée a également un gros abattage, sur tous les points chauds. Et enfin, Lenni Nouchi a confirmé qu’il est l’un des flankers français les plus prometteurs. On dirait qu’il a l’expérience d’un vieux briscard de 35 ans, alors qu’il n’en a que 22 ans. À noter qu’en face, Yoan Tanga a rivalisé dans l’intensité et livré un très gros match.

COUPS DE GRIFFE

Paris craque après la pause

Si le Racing 92 a sombré corps et âme vendredi face à Toulouse, l’autre club francilien, le Stade Français, est, lui, tombé avec les honneurs. Un premier acte accroché, enflammé mais, plus problématique, une baisse de courant fatale au retour des vestiaires. Les Soldats Roses ont subi les offensives héraultaises au début de la deuxième mi-temps, ce qui a permis au MHR de creuser l’écart quand les Parisiens, eux, n’ont plus marqué un seul point après leur second essai, à la 14e minute. Les joueurs de Paul Gustard, auteurs d’une saison remarquable, ont baissé de pied, sûrement le contre-coup de leur énorme débauche d’énergie de la saison face à La Rochelle, en barrage. Ils se sont que trop rarement allé dans les 22 m adverses (2 fois). Mais c’est prometteur pour l’avenir pour Paris. À condition d’éviter de faire le yo-yo d’une saison à l’autre.

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La conquête parisienne explose

Montpellier et le Stade Français avaient un point commun : une solide conquête. Et celle des Parisiens a explosé face au pack héraultais. Six ballons égarés en touche sur ses propres lancers par le SFP (quatre perdus par l’alignement du MHR cependant…). Mais, pire encore, cinq pénalités concédées par le pack parisien en mêlée fermée entre la 43e et la 77e minute, emporté par la puissance des piliers entrants Enzo Forletta et Wilfrid Hounkpatin. L’ancien talonneur emblématique du club à la fleur de ciste, désormais en charge de ce secteur au MHR, Didier Bès, a remporté son duel à distance avec l’autre spécialiste ès mêlée, Perry Freshwater.

Arthur Vincent dans le dur

Face à la redoutable paire de centres parisienne Néné-Ward, Arthur Vincent a connu un match compliqué. L’«enfant du club» a été bien plus discret, pas assez impliqué : il n’a gagné que deux petits mètres balle en main, effectué deux plaquages et raté deux autres. On ne l’a pas vu, pour ainsi dire, sur la pelouse du Vélodrome, alors que son équipe tentait des coups offensivement. Son manager Joan Caudullo l’a d’ailleurs remplacé dès la 49e minute. Décevant.

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