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CHRONIQUE - Quarante-cinq ans après le 10 mai 1981, l’ancien président continue de fasciner, à gauche comme à droite. Ce personnage paradoxal conjuguait un cynisme abyssal et une quête mystique. Il fut un affreux président qui restera à jamais un héros de roman.
Passer la publicitéIl y a deux semaines, sans grand bruit, une partie de la gauche a célébré les 45 ans de l’élection de François Mitterrand – c’était le 10 mai 1981, exactement. Début janvier, on a aussi commémoré le 30e anniversaire de sa mort. Chaque fois, c’est l’occasion, pour ceux qui l’ont aimé, mais aussi pour certains éditeurs, de célébrer son parcours, en rappelant que, pour son camp, il fut à la fois source d’euphorie et symbole de trahison.
Euphorie : avec lui, la gauche arrivait au pouvoir, mais trahison, croit-on, car il fallut à peine deux ans pour la voir renier le socialo-communisme, au temps de la rigueur. Un homme comme Jean-Luc Mélenchon est encore fasciné par lui et rêve de devenir le prochain grand homme de gauche. Il fut un temps où on entrait au PS pour suivre François Mitterrand. Qui s’y engage à l’appel d’Olivier Faure ? On ne s’enthousiasme pas pour un ectoplasme.
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Fascisation de la droite nationale
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