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Maritime Electric demande à la Commission de réglementation et d’appels de l’Île-du-Prince-Édouard l'autorisation d'augmenter ses tarifs d’électricité pour une période d’une année. Si la demande est approuvée, les factures des clients augmenteront de 7 % entre le 1 mars 2026 et le 28 février 2027.
Pour les consommateurs industriels, l'augmentation serait presque deux fois supérieure.
Le fournisseur d’électricité souhaite augmenter ses tarifs pour compenser un dépassement de coûts de 32 millions $ lié à la centrale nucléaire de Point Lepreau, au Nouveau-Brunswick. Après une fermeture temporaire pour entretien en juillet, la centrale a redémarré ses activités le 14 décembre dernier.
De son côté, la Commission de réglementation et d'appels dit dans un courriel à CBC qu’elle doit toujours faire preuve de toute la diligence requise lors du traitement des demandes et [qu’elle] ne fournit aucune garantie à Maritime Electric que les demandes seront traitées de manière à respecter les dates d’entrée en vigueur demandées pour les modifications tarifaires.
Le PDG de Maritime Electric, Jason Roberts, se présentera devant deux comités législatifs jeudi pour discuter des câbles sous-marins qui acheminent l’électricité du Nouveau-Brunswick à la province insulaire, ainsi que des tarifs d’électricité et de l’infrastructure.
Une vision régionale nécessaire, selon un expert
Normand Mousseau, professeur de physique à l’Université de Montréal et directeur scientifique de l’Institut de l’énergie Trottier, précise que cette manière de récupérer de l’argent en raison d’imprévus est une procédure normale pour les fournisseurs d’électricité.
S’ils ont des dépenses excessives liées à des forces hors de leur contrôle, c’est normal qu’ils puissent refiler ces coûts-là aux clients, explique-t-il. Par contre, si les prix chutent, par exemple les coûts de l’approvisionnement chutent, il faut que les prix soient réduits pour maintenir la marge de profit, mais ne pas excéder la marge de profit allouée.

Normand Mousseau, professeur de physique à l’Université de Montréal et directeur scientifique de l’Institut de l’énergie Trottier. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Selon lui, ce contexte démontre des lacunes dans le système d’approvisionnement dans les provinces maritimes. Il pense qu’une telle situation devrait inciter les fournisseurs d'électricité à davantage travailler ensemble dans l’approvisionnement, une pratique similaire et courante entre les différents États des États-Unis.
Ça montre aussi un peu la fragilité du système électrique dans les Maritimes présentement , affirme-t-il. On aurait intérêt certainement dans les Maritimes à essayer d’avoir une vision plus régionale, plutôt que province par province, pour essayer de réduire les incertitudes, faciliter les investissements.
Pour le moment, l’Île-du-Prince-Édouard importe environ 85 % de son énergie du Nouveau-Brunswick, dont 15 % de la centrale nucléaire de Point Lepreau.
Avec des informations de CBC


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