Cinéma

Avec « Magellan », en salles le 31 décembre, le cinéaste philippin Lav Diaz porte « un regard qui vient de l’est » sur le navigateur européen. Dans un entretien à Mediapart, il loue les « effets régénérateurs » du cinéma, face aux destructions provoquées par la conquête des Espagnols et des Portugais en Asie du Sud-Est.

31 décembre 2025 à 12h25

Dans l’imaginaire collectif, Fernand de Magellan (1480-1521) est resté comme l’un des meilleurs marins de l’histoire, qui donna son nom à un détroit, à la pointe sud des Amériques : il fut le premier Européen à le franchir en 1520. Mais il est aussi considéré comme un traître, qui n’hésita pas, pour une histoire d’argent, à quitter son pays, le Portugal, et se vendre à la couronne espagnole, en promettant à Charles Quint des cargaisons d’épices.