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Par Le Figaro avec AFP
Le 12 juin 2026 à 16h54
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«En s’approchant jeudi du village de Debel (...), on s’est retrouvés nez à nez avec plusieurs chars israéliens (...). Le convoi a été arrêté», a précisé le membre du convoi.
Passer la publicité Passer la publicitéUn convoi d'aide humanitaire mené par le nonce apostolique au Liban, destiné à trois villages chrétiens frontaliers du sud, a été stoppé par l'armée israélienne et a dû changer d'itinéraire, a affirmé vendredi 12 juin à l'AFP un membre du convoi sous couvert d'anonymat. Les habitants de ces villages refusent de les évacuer comme les en appelle l'armée israélienne qui occupe une partie du sud, et sont pris en étau dans la guerre qui l'oppose au Hezbollah pro-iranien.
«En s'approchant jeudi du village de Debel (...), on s'est retrouvés nez à nez avec plusieurs chars israéliens (...). Le convoi a été arrêté», a précisé le membre du convoi. «Il y a eu plusieurs tirs de chars et de mitrailleuses vers des positions arrières qu'on n'a pas pu identifier (...) ce qui a créé un vent de panique», a-t-il poursuivi. Selon lui, il n'était pas clair «si c'était pour nous intimider ou pour viser des positions du Hezbollah», mais il n'y a pas eu de tirs de riposte. Sollicités par l'AFP, l'armée israélienne et le Vatican n'ont pas réagi dans un premier temps.
L’itinéraire est coordonné avec la Finul
Le convoi mené par le nonce apostolique Paolo Borgia, avec des ONG chrétiennes comme Caritas et L'Œuvre d'Orient, comptait 25 camions et plusieurs voitures transportant des habitants voulant rentrer chez eux, indique-t-il. L'itinéraire est coordonné avec la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) à travers le mécanisme de surveillance du cessez-le-feu établi en 2024 après une précédente guerre entre Israël et le Hezbollah. Resté «bloqué pendant près d'une heure», le convoi a dû emprunter un autre itinéraire plus long pour parvenir à destination «après 12 heures de route», selon lui.
«Les populations qui (..) ont fait le choix de rester comme dans ces villages-là, sont complètement isolées du reste du pays. Elles sont privées de ressources parce que la plupart sont des agriculteurs. Ils n'ont pas accès à leurs champs», a souligné à l'AFP Vincent Gelot, directeur de L'Œuvre d'Orient pour le Liban et la Syrie. Ces villages dans les zones à évacuer sont «menacés de disparaître», estime-t-il. Les représentants de localités chrétiennes frontalières avaient appelé mardi l'Etat libanais à «ouvrir des couloirs humanitaires» et souligné que les routes les desservant sont désormais «coupées ou extrêmement dangereuses». Le 2 juin, une étudiante avait été tuée avec son père et son frère dans une frappe de drone israélien ayant visé leur voiture sur le chemin de retour de Beyrouth où elle passait des examens universitaires.


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