NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.
David St-Pierre, un résident de Brossard, sur la Rive-Sud de Montréal, a décidé de tenter sa chance avec le Réseau express métropolitain (REM) par une journée neigeuse, jeudi. Mal lui en a pris, car il a dû attendre 50 minutes à la station de Brossard avant qu'un train n'arrive enfin.
La situation n’était pas meilleure à Toronto. Cela laisse perplexe, confie Steve Munro, un blogueur et défenseur des transports en commun. Dans une récente analyse, il révélait que les temps de trajet sur la ligne Finch de Metrolinx sont souvent plus longs qu'ils ne l'étaient pour les autobus qu'elle a remplacés.
Je ne pense pas qu'ils aient suffisamment pris en compte l'hiver, indique pour sa part Lavagnon Ika, professeur de gestion de projet à l'Université d'Ottawa.
Des experts interrogés par CBC affirment que les problèmes hivernaux font peut-être partie des compromis que Montréal, Toronto et Ottawa ont accepté de faire en misant sur des systèmes de tramway et de train léger sur rails plutôt que sur des lignes de métro souterraines, beaucoup plus coûteuses à construire.
Vous prenez ce risque, ou bien vous payez sept fois plus cher [pour creuser des tunnels].
M. El-Geneidy se dit surpris que davantage de mécanismes de déneigement n'aient pas été prévus pour le REM de Montréal.
Les trains plus lourds, tels que les trains de banlieue à moteur diesel, ont beaucoup moins de mal à circuler dans la neige et la glace, en raison de leur poids et de la puissance de leurs moteurs, explique-t-il.
Plus de neige, plus de problèmes
Lancé il y a deux ans, le REM a connu plusieurs difficultés, dont beaucoup sont liées aux conditions météorologiques, mais il s'est amélioré depuis.
Une nouvelle ligne desservant le nord de Montréal a été inaugurée en novembre avec enthousiasme. Une partie de cette ligne est souterraine; son lancement s'est déroulé plus facilement que celui de la ligne Brossard-Gare centrale, en 2023.
Toutefois, jeudi matin, de nombreuses parties du REM, notamment la ligne Deux-Montagnes, étaient hors service ou fonctionnaient à des vitesses extrêmement réduites.
Des scénarios semblables ont été observés pour la nouvelle ligne Finch de Toronto ainsi que pour la ligne 2 du tramway d'Ottawa.

Des agents d'entretien réparent une section de la clôture entourant un tramway OC Transpo tombé en panne après une interruption de courant due à la pluie verglaçante à Ottawa, le 5 avril 2023.
Photo : La Presse canadienne / Spencer Colby
La ligne Finch, qui n'avait toujours pas été remise en service jeudi soir, a été critiquée pour ses problèmes depuis son lancement, à la fin de l'année dernière.
Ces difficultés comprennent notamment des trains roulant parfois plus lentement que la vitesse normale, s'arrêtant et devant être redémarrés en cours de route, ainsi que des portes qui ne s'ouvrent pas quand elles le devraient.
Ces problèmes à répétition ont fini par décourager Katherine Bignell-Jones, une Torontoise, qui a préféré rester chez elle, jeudi, afin d'éviter les problèmes liés aux transports en commun. Elle estime qu’on a exagéré l’efficacité de cette ligne, loin d’égaler celle des autobus qu'elle avait l'habitude de prendre sur l'avenue Finch.
Je l'ai prise 13 fois jusqu'à présent et seuls trois trajets se sont déroulés sans encombre. Je ne suis vraiment pas une fan.
David St-Pierre, qui dépose sa fille à la garderie avant d'aller travailler, regrette, lui aussi, ses trajets de Brossard vers Montréal avant l’arrivée du REM. Ils étaient plus courts et plus simples, lorsque les autobus faisaient plusieurs arrêts dans les communautés de la Rive-Sud de Montréal et emmenaient les gens au centre-ville.
Je pense que beaucoup de gens, comme moi, ont en quelque sorte perdu confiance.
Jeanne Panneton, étudiante à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), vit à La Prairie, également sur la Rive-Sud.
Elle affirme que ses déplacements sont devenus plus compliqués. Jeudi matin, bien qu'elle ait pu prendre un train à la station Du Quartier à Brossard, celui-ci a mis environ 40 minutes pour se rendre au centre-ville de Montréal, soit plus de deux fois plus de temps que d'habitude.
Nous étions serrés comme des sardines, témoigne Mme Panneton. Plusieurs usagers du REM, dont M. St-Pierre et Mme Panneton, ont signalé à CBC que le site web du service et les applications de transport en commun n'indiquaient pas de perturbations importantes.

Image aérienne prise par drone lors des essais des trains de la ligne Finch Ouest, à North York, l'année dernière.
Photo : CBC / Patrick Morrell
Défauts de conception?
À Ottawa, la ligne 1 du tramway a connu de nombreux problèmes en hiver depuis le lancement du service, en 2019.
Jeudi, les perturbations concernaient la ligne 2, mise en service en 2025, en raison d'un problème d'aiguillage, selon les alertes d'OC Transpo. La porte-parole Katrina Camposarcone-Stubbs a déclaré, plus tard dans la soirée, que le problème était dû à l'accumulation de neige.
Les tentatives de dépannage à distance ont échoué et l'aiguillage a dû être réparé sur place, a déclaré Mme Camposarcone-Stubbs. Le service ferroviaire a été temporairement suspendu entre les stations Leitrim et South Keys.
La Ville a mis à la disposition des usagers des autobus supplémentaires et une navette ferroviaire entre les stations Leitrim et Limebank, a-t-elle ajouté.
L'un des principaux problèmes qui touchent la ligne Finch à Toronto est la technologie utilisée pour faire fondre la glace et la neige le long de la ligne. Il s'avère que ce système est le même que celui utilisé par Ottawa il y a des années, qui s'était également révélé problématique.
Pour le blogueur Steve Munro, les aiguillages sont un exemple des nombreux défauts de conception de la ligne Finch, qui, selon lui, s'expliquent par un manque de tests avant son lancement par Metrolinx, l'agence provinciale qui gère les transports dans la région du Grand Toronto et de Hamilton.
Un porte-parole de la Toronto Transit Commission (TTC) a déclaré que le tramway Finch avait connu des problèmes avec les aiguillages, les véhicules et l'accès à la gare de triage, jeudi.
M. Munro cite les services de tramway d'Edmonton et de Calgary à titre d'exemples, démontrant qu'il est possible, du moins dans la plupart des cas, de faire fonctionner un tramway aérien en cas de neige.
À Montréal, un porte-parole du REM a déclaré que l'interruption du service était due à des conditions météorologiques extrêmes : une bruine verglaçante inattendue a entraîné une accumulation de glace sur les lignes électriques aériennes qui alimentent les trains en électricité.
David St-Pierre, qui se veut optimiste, y va d'une pointe d’humour.
J'espère qu'avec le temps, ils finiront par comprendre que nous avons un hiver ici, parce que je ne pense pas que cela puisse durer pendant les 10, 20 ou 30 prochaines années [...] Je veux dire, même si la situation est difficile ici, au moins elle n'est pas aussi difficile qu'à Ottawa.
D'après le reportage de Verity Stevenson de CBC News


4 month_ago
50



























.jpg)






French (CA)