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Le député UDR et rapporteur de la commission d’enquête sur la neutralité de l’audiovisuel public assure tenir «particulièrement au respect de la vie privée», mais remarque un changement de discours de la part du service public depuis la diffusion de cette conversation.
Passer la publicité Passer la publicité«On fait ce qu’il faut pour Dati», a déclaré en septembre dernier Thomas Legrand, chroniqueur à France Inter et journaliste à Libération alors qu’il était à la table d’un restaurant, en compagnie du journaliste politique Patrick Cohen et de cadres du PS. La vidéo témoin révélée par le mensuel L’Incorrect avait provoqué un tollé dans la sphère médiatique.
«Ces rencontres font partie de mon métier, les journalistes échangent avec des politiques de tout bord pour obtenir des informations», s’était défendu Patrick Cohen sur le plateau de «C à vous» avant de dénoncer «un montage pour une heure et demie de conversation». Quant à Thomas Legrand, il a estimé qu’il n’y «a pas mort d’homme», argumentant qu’une phrase «filmée et montée comme ça, est choquante», mais qu’il s’agit d’un « jargon journalistique». «Je le referai dans un endroit plus discret», avait-il ironisé dans «Quotidien».
Des personnes poursuivies jusqu’à leur domicile.
Charles AlloncleDes endroits discrets pour s’entretenir à l’abri des regards, Charles Alloncle les évoquent également dans une interview donnée à nos confrères du Point, ce dimanche 18 janvier. Le député UDR et rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public y dénonce «la pression et l’intimidation» que subiraient les employés du service public qui voudraient témoigner.
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«Une terreur» dans la méthode qui fait écho à la divulgation de la conversation privée de Patrick Cohen et Thomas Legrand avec des représentants de la gauche. «Je tiens particulièrement au respect de la vie privée et à la confidentialité, à titre personnel», tranche Charles Alloncle qui note cependant que «ces pratiques ont cours depuis longtemps dans l’écosystème médiatique, notamment dans les magazines du service public comme ceux d’Élise Lucet ou “Envoyé spécial” avec des caméras cachées, des documents volés, le secret de l’instruction violé, des conversations enregistrées, des personnes poursuivies jusqu’à leur domicile».
Charles Alloncle évoque aussi le souvenir de Patrick Cohen qui avait «lui-même justifié la captation clandestine de propos de Laurent Wauquiez lors d’un cours à Lyon», en 2018. «Ceux qui aujourd’hui condamnent ces pratiques avec une très grande fermeté étaient les premiers hier à expliquer pourquoi elles étaient parfaitement légitimes dans un cadre journalistique», conclut-il.


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