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ÉVÉNEMENT. Alors que la 5e édition de la Fête Super-trad s’achève, après trois jours de festivités, un bilan positif peut déjà être dressé.
Du vendredi 10 juillet au dimanche 12 juillet, la fête, organisée par Mackinaw, a battu son plein au parc Woodyatt. En plus des spectacles de danse internationale et des traditionnelles initiations du public à des danses, on pouvait retrouver une zone dédiée aux plus petits, des animations dans différents lieux et des camions de cuisine de rue.
Lors de la soirée du vendredi, une veillée traditionnelle québécoise avait lieu, avec musiciens et câlleurs. Samedi, une programmation riche occupait toute la journée, avec, en point culminant, une soirée de spectacles. Enfin, le dimanche, atelier de broderie et animations de danse internationale ont diverti les spectateurs.
La scène principale, cette année, a été déplacée au pavillon de la danse. Selon Lucie Brouillette, codirectrice générale affaires et opérations de Mackinaw, la grande soirée Super-trad du samedi soir s’est déroulée dans une ambiance forte et riche en émotions. «Les gens sont restés tard, jusqu’à la fin. On est contents de la participation. Il y en a eu pour tous les goûts. L’ambiance était enflammée!», s’exclame-t-elle.
Le plus grand défi qu’a posé l’événement a été au niveau des ressources en termes de bénévoles. Un événement comme celui-ci requiert beaucoup de gens impliqués. D’ailleurs, Mackinaw invite les gens qui souhaiteraient s’impliquer à l’avenir à les contacter.
«La température était au rendez-vous, les participants ont aimé leur expérience, c’était chaleureux. C’est une fête au village», a continué Mme Brouillette.
Fidèles au rendez-vous
Ce qui a fait le plus plaisir à Ève Tessier, coordonnatrice du secteur de la formation, c’est de voir la population s’amuser. «À chaque fois, je suis contente de voir autant de gens de Drummondville venir assister [à l’événement], on voit que les citoyens ont besoin de ces activités-là. Les gens sont au rendez-vous», remarque-t-elle.
Dans le parc, on a pu assister à des animations de personnages du programme Super-trad de Mackinaw. «Ce sont des personnages que les enfants voient à l’école, donc ils les connaissent vraiment bien, affirme Ève Tessier. Ils deviennent des ambassadeurs de certaines traditions, car ils ont chacun leur superpouvoir traditionnel (chant, turlute, chanson à répondre, podorythmie…)».
Traditions d’ici et d’ailleurs
Le public a pu découvrir le talent des danseurs de Mackinaw, et celui de Vatra, qui s’inspire des traditions moldaves. Bokréta a fait montre de ses danses hongroises, en plus des Grands ballets mexicains de Montréal, spécialistes des arts traditionnels mexicains, de Ma’ohi No Tanata, dédié aux danses polynésiennes, de Tissés serrés, ambassadeur des danses traditionnelles québécoises, et de l’artiste abénakise Nicole O’Bomsawin.
La directrice artistique de la troupe Vatra est d’ailleurs venue de Moldavie il y a une vingtaine d’années pour se produire au Mondial des cultures. Elle s’investit maintenant dans la communauté moldave de Montréal et a fait plusieurs chorégraphies pour Mackinaw.
«Il y avait une troupe polonaise qui voulait venir, mais elle est en Pologne en ce moment dans un festival, alors on a fait un échange avec eux. Ils ont chorégraphié une danse polonaise pour nous, qui a été présentée ici, et, en échange, je leur ai chorégraphié une danse québécoise qu’ils présenteront en Pologne», fait savoir Ève Tessier. Il y a toujours le souci de l’appropriation culturelle, donc, pour nous c’est bien important que ce soit quelqu’un de la communauté qui transmette l’enseignement».
Pour les danseurs de Mackinaw
Hier, l’autrice de ces lignes a eu le privilège d’entrer dans l’espace qui servait de loge aux danseurs. C’est un univers en soi, un espace presque sacré, où la fébrilité est palpable. Au passage de L’Express, une troupe s’exerçait une dernière fois devant une autre troupe, qui l’applaudissait. Des danseurs se costumaient, se maquillaient autour des tas de housses contenant les costumes et accessoires pour les spectacles.
«Les danseurs de Mackinaw sont contents de pouvoir vivre cet événement-là. Moi, je me considère chanceuse, j’ai vécu le Mondial [des cultures] et c’était tellement une belle vitrine. On travaille toute l’année pour faire ce moment-là, sentir que tu te fais accueillir, applaudir par la population. C’est là que tu comprends que les gens sont contents de te voir. Ça donne des opportunités pour eux de danser sur une scène, surtout les plus jeunes. Ça aide à les former et ça les motive. Ce sont des moments comme ça qui font l’étincelle ou la magie pour la relève», observe la coordonnatrice du secteur de la formation.
Ce qu’il y a de particulier avec des spectacles comme celui qu’on a pu voir samedi soir, c’est qu’il n’a jamais été pratiqué avec les autres troupes. «C’est devant la population qu’on part, on n’a même pas vu les autres danses. Pour l’équipe artistique, c’est beaucoup de travail. C’est un beau défi, c’est plaisant, mais c’est exigeant», conclut Mme Tessier.
Les Drummondvillois ont encore de l’appétit pour cet univers qui redonne une touche du défunt Mondial des cultures. La Folkothèque, les ruelles animées, les spectacles colorés : tout y était, en cette 5e Fête Super-trad.


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