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MAGAZINE. En pleine saison du vélo, rouler en groupe ne s’arrête pas au simple partage d’une passion commune. C’est également l’occasion de socialiser, de se dépasser physiquement grâce à l’énergie collective et de pratiquer ce sport de façon plus sécuritaire.
C’est ce qui ressort des propos de Yanick Saint-Sauveur, de Jonathan Grondin ainsi que de Jean-Sébastien Blais, tous membres du club cycliste Drummond (CCD).
L’Express Magazine est allé à leur rencontre, le 16 juin, devant l’aqua complexe de la rue Montplaisir, alors que le trio se préparait, avec d’autres cyclistes, à effectuer un long parcours.
Pour Yanick Saint-Sauveur, le vélo en groupe permet avant tout de partager une passion commune.
Rouler en groupe à vélo, ce n’est pas seulement de partager cette passion pour le sport avec d’autres, c’est aussi une occasion de socialiser. (Photo : Ghyslain Bergeron)«Je pense que c’est la pierre angulaire de tout ça! À vélo, tu as besoin de l’effet de groupe, ne serait-ce que physiquement. Quand tu peux aller te cacher derrière quelqu’un, ça t’aide à rouler mieux, avec moins d’efforts. Sinon, il y a aussi beaucoup de camaraderie», fait savoir M. Saint-Sauveur.
Il affirme qu’avec le «bon nombre de personnes», c’est plus sécuritaire de rouler en groupe.
«Avec l’effet de groupe, les gens, dont les automobilistes, vont avoir tendance à plus respecter la sécurité des cyclistes», constate celui qui est dans le conseil d’administration et aux communications du club.
Il continue en disant que la beauté du vélo en groupe réside dans le rassemblement de cyclistes de tout niveau.
«On a plusieurs catégories, soit des gens très rapides et très forts. On a des athlètes parmi notre gang qui trouvent des compagnons ayant le même niveau qu’eux. Mais c’est vrai aussi de l’autre côté du spectre. Il y a des gens moins rapides pour qui le but n’est pas d’aller vite. L’objectif, c’est surtout d’éprouver du plaisir à rouler en gang», précise-t-il.
Pour sa part, Jonathan Grondin apprécie le vélo en groupe, entre autres, pour le côté social.
«C’est comme quelqu’un qui va jouer au hockey, il y a l’avant-match et l’après-match [pour socialiser]. Mais nous, on fait ça à vélo», compare celui qui est impliqué dans le CCD depuis une dizaine d’années.
«Le vélo, c’est un sport très solo, mais en gang, c’est différent parce que l’effet d’entrainement quand tu roules dans les roues de quelqu’un, c’est moins forçant et on peut atteindre des vitesses vraiment cool grâce à l’effet de groupe», ajoute-t-il, en nommant un autre avantage de cette activité rassembleuse.
Vice-président du CCD, Jean-Sébastien Blais, quant à lui, exprime que l’effet de groupe permet davantage de se dépasser physiquement. «En solo, tu vas vite, mais ensemble, tu vas plus vite et plus loin aussi! À Drummondville, on sent qu’il y a vraiment un engouement», remarque-t-il.
Le club cycliste Drummond regroupe des cyclistes de tous les niveaux. (Photo : Ghyslain Bergeron)Un «rendez-vous»
Lorsqu’une personne s’inscrit à un club de vélo, il y a une notion de «rendez-vous» avec les longs parcours organisés, explique Yanick Saint-Sauveur.
«Si mardi, il y a un parcours, je vais aller faire du vélo en gang, au lieu de partir seul et m’automotiver», ajoute-t-il.
Le trio de cyclistes rencontré par L’Express Magazine participe «régulièrement» aux parcours organisés par le club cycliste Drummond. À chacun de ces derniers, on y retrouve des hommes et des femmes qui peuvent être âgés de 20 à 82 ans.
«Le vélo s’est beaucoup démocratisé! Tu remontes il y a 20, 25, voire 30 ans, c’était un autre univers. C’était un peu plus sélectif même! De nos jours, n’importe qui [étant à l’aise sur un vélo et moindrement en forme] participe», informe M. Saint-Sauveur.
Pour miser davantage sur le côté social de cette pratique sportive, le club cycliste Drummond organise, au moins une fois par mois, une «plus petite sortie», suivie d’un rassemblement à la microbrasserie L’Aubier.
«Les gens partent de l’Aubier et on revient à l’Aubier. En arrivant, on partage une belle petite bière ou deux, on sert des bouchées et c’est là que le côté social embarque. Les gens aiment le sport, donc ils parlent de leur vélo ou encore de leurs sorties à vélo», raconte Yanick Saint-Sauveur.
Le cycliste Rémi Boudot, qui s’est joint, un peu plus tard, à l’entretien avec L’Express Magazine, avance que dans le club, les cyclistes développent des «affinités» avec d’autres.
Parmi les cyclistes, on y retrouve des hommes et des femmes, âgés entre 20 et 82 ans. (Photo : Ghyslain Bergeron)«Ça devient presque une drogue»
Lorsqu’il termine un parcours, Yanick Saint-Sauveur certifie que cela lui motive à être meilleur pour le prochain.
«Ça devient presque une drogue! Je fais ça pendant des années et quand tu reviens, tu te dis : ″Hey, j’ai fait la plus longue ride ou la plus rapide de l’année″. Les gens s’encouragent et tu te dis aussi : ″Hey, j’ai progressé et je suis meilleur que j’étais″», reconnait-il.
De son côté, Jean-Sébastien Blais raconte que c’est un sentiment «unique» au moment de l’arrivée. «Quand tu es seul, tu vas faire une pratique totalement différente, mais tu vas vouloir moins forcer. Naturellement, c’est comme ça», ajoute-t-il.
Rémi Boudot croit également que les gens progressent de parcours en parcours, ce qui les motive à continuer de pratiquer ce sport en groupe.
Idem pour Jonathan Grondin qui ajoute que c’est grâce à l’effet de gang. «Il n’y a pas de compétition. Si tu veux faire une ride plus relaxante, tu embarques dans le groupe qui va moins vite et ça te permet de connaître d’autres personnes», laisse-t-il savoir.
L’important, c’est la sécurité de tous.


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