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Plusieurs centaines de personnes avaient déjà fait entendre leur voix contre la séparation de l'Alberta lors d'une manifestation à Edmonton le 15 mai 2025.
Photo : Radio-Canada / Charles Delisle
La Presse canadienne
Publié hier à 16 h 10 HAE
Trois politologues estiment que les droits issus des traités autochtones constituent un obstacle juridique de taille pour les séparatistes en Alberta.
André Lecours, de l'Université d'Ottawa, explique qu'une décision rendue début mai par une juge, qui annule une pétition séparatiste visant à imposer un référendum sur la sortie de l'Alberta du Canada, a fait entrer le processus de sécession en terrain inconnu.
La juge Shaina Leonard a indiqué que la requête n'aurait pas dû être acceptée, car le gouvernement de la première ministre Danielle Smith a manqué à son obligation de consulter les Premières Nations. Mme Smith a mentionné que son gouvernement comptait faire appel de cette décision.
Grace Skogstad, professeure à l’Université de Toronto, souligne que les droits des Autochtones et le processus de consultation ont considérablement évolué depuis l’adoption de la Loi sur la clarté référendaire, qui définit les conditions de la sécession.
Andrew McDougall, professeur à Toronto, précise qu’il appartient aux tribunaux de définir à quoi ressemblerait le processus de consultation, puisque la Loi sur la clarté référendaire ne le fait pas, et que les groupes autochtones et Ottawa devraient probablement s’accorder sur le fait qu’il a été respecté avant que l’Alberta ne quitte la Confédération.
La première ministre Danielle Smith a annoncé cette semaine lors d’une allocution télévisée que la question posée lors du référendum d’octobre demandera aux Albertains s’ils souhaitent rester au Canada ou entamer le processus menant à un référendum contraignant sur la séparation.
Mme Smith a déclaré qu'elle ne pouvait pas inscrire directement la séparation sur le bulletin de vote en raison de la décision de la juge Leonard.


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