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Un mois après sa mort, France Musique rend hommage à la regrettée cantatrice en rediffusant ses « Grands Entretiens ».
Son timbre doux-amer illumine la vaste acoustique du Théâtre du Châtelet. C’est dans cette salle, temple de bien des débuts et des succès (de La Veuve joyeuse au Chevalier à la rose), que Felicity Lott avait choisi, il y a presque une décennie, de se confier au micro de Judith Chaine. La productrice de France Musique l’avait attrapée à l’occasion de la sortie de son autobiographie autoréalisatrice, Il nous faut de l’amour (coécrite avec Olivier Bellamy et parue chez Buchet-Chastel). À l’aube de ses 70 ans, la plus francophile des sopranos britanniques y revenait sur son parcours. Avec une élégance rare. Entre pudeur et générosité. Humour et émotion.
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Son enfance dans l’après-guerre à Cheltenham, dans le sud-ouest de la Grande-Bretagne, bercée d’un côté par le calme de cette cité thermale d’architecture régence, de l’autre par les répétitions des spectacles amateurs que montaient ses propres parents, son père (comptable de son état), toujours nerveux au piano, sa mère timide au chant.
Confessions au bord des larmes
Ses premiers…


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