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Par Florentin Collomp, correspondant à Bruxelles
Publié le 03/08/2026 à 15h03, mis à jour le 03/08/2026 à 16h42
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RÉCIT - Malgré un engagement plus visible sur les dossiers de l’Union européenne, le chancelier allemand irrite ses homologues en priorisant ses intérêts nationaux sans vision commune.
L’arrivée de Friedrich Merz à la Chancellerie, le 6 mai 2025, avait suscité beaucoup d’attente en Europe. « En fait, les espoirs n’étaient pas démesurés : ça ne pouvait pas être pire qu’avec son prédécesseur, Olaf Scholz », relativise un diplomate à Bruxelles. Deux mois plus tôt, le chrétien-démocrate allemand avait fixé son cap : « Pour moi, renforcer l’Europe le plus rapidement possible est une priorité absolue, afin que nous parvenions, étape par étape, à notre indépendance vis-à-vis des États-Unis. » Cette belle ambition n’a guère survécu à quelques mois au pouvoir, comme le révèle cette déclaration de Merz à Donald Trump, en décembre dernier : « Si vous n’y arrivez pas avec l’Europe, faites au moins de l’Allemagne votre partenaire. »
Une sortie typique du discours souvent sans fard du chancelier - et une douche froide pour ses homologues européens. Si Berlin a bel et bien entamé une révolution copernicienne face aux enjeux géopolitiques, soutenue par des…


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