«Il m’a dit: «Tu as caché ta grossesse pendant trois mois, j’aimerais que ça continue». Sandra* travaillait il y a quelques années en Suisse romande dans le secteur des technologies. L’annonce de la future arrivée de son bébé a profondément agacé son employeur, qui a dès lors surveillé de façon accrue ses faits et gestes. Un contexte difficile, auquel est venue s’ajouter une grossesse à risque. De quoi l’angoisser et l’épuiser.
Résultat: son gynécologue lui a prescrit un réaménagement de poste de travail avec travail à domicile à 100%, pour un mois dans un premier temps. Malgré la pratique de télétravail existante dans l’entreprise, son employeur a refusé, au motif que si «je n’étais pas capable de travailler au bureau, je ne serais pas capable de travailler chez moi. Je n’avais pas le choix, je voulais garder mon emploi. J’ai donc continué à venir», raconte-t-elle. Elle ne sera arrêtée que lorsque le médecin lui prescrira une incapacité de travail complète, mais ce refus aura des conséquences à long terme sur sa santé mentale.


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