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Le Stampede de Calgary favoriserait l’essor temporaire du marché du sexe en ville. Des organismes locaux de soutien aux travailleuses du sexe soulignent que l’afflux touristique, la fête continue et l’anonymat de la foule offrent un terrain particulièrement propice à l’activité des réseaux de proxénétisme.
Le facteur de l’anonymat est un élément clé dans la progression de ce crime. On observe une hausse d'activité dans les secteurs des transports, du divertissement et de l'hôtellerie : autant de terrains propices qui servent de terreau fertile à la face cachée de la traite des personnes, indique Katiera Edquilane, responsable de la communication de Her Victory, un organisme d’assistance aux travailleuses du sexe de Calgary.
Cet organisme, ouvert tout au long de l’année, offre plusieurs services de soutien aux travailleuses du sexe. Ils vont de la création de réseaux de sociabilité pour les sortir de l’isolement, à des services essentiels, comme de la nourriture, des douches ou des vêtements.
Beaucoup de clients et de proxénètes les déposent ici en leur disant : ''Allez, filez prendre une douche, changez-vous et sortez vite!''
Her Victory est venu en aide à plus de 250 travailleuses du sexe en 2025. Je dirais qu'il y a parfois jusqu'à une cinquantaine de nouvelles personnes avec lesquelles nous sommes en contact lors de ces événements de grande envergure, comme le Stampede, précise Katiera Edquilane.
Peu de plaintes enregistrées
L'Équipe d'intervention des forces de l'ordre de l'Alberta (ALERT) souligne la difficulté d’obtenir des chiffres précis sur l’activité des réseaux de proxénètes dans la ville.
Une grande partie de notre travail consiste à mener des recherches de notre propre initiative. Il ne s'agit pas forcément de plaintes déposées auprès de la police, explique le sergent Matt Pumphrey, un agent de la GRC affecté au programme ALERT de Calgary. C'est un délit très peu dénoncé!
La crainte de la stigmatisation explique en partie pourquoi ce phénomène est très peu dénoncé.
Il explique que la surveillance active des réseaux sociaux, combinée à un partenariat étroit avec les hôteliers et les commerçants locaux, leur permet d'anticiper d'éventuelles activités suspectes.
Au Canada, vendre des services sexuels est légal, mais en acheter est un crime. La loi interdit également le proxénétisme, c'est-à-dire le fait d'organiser ces services ou de tirer un profit matériel de la prostitution d'autrui.
Avec les informations de Josiah Sinanan (CBC News)


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