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La vie d’une femme qui a péri noyée dans le lac Huron à Lac-aux-Sables aurait pu être sauvée si celle-ci et son enfant en bas âge avaient porté un gilet de sauvetage lors des événements du 14 juin 2025, selon le rapport d’une coroner.
La femme, qui est originaire du Congo, est morte noyée en sauvant la vie de son enfant de 2 ans après un chavirement en kayak sur le lac, près de la plage qui se situait sur le terrain du chalet qu’elle louait.
Selon le rapport de la coroner Mélanie Ricard, la femme de 35 ans aurait utilisé un kayak prêté aux locataires du chalet, mais n’aurait pas emprunté de gilets de sauvetage.
Elle et son enfant sont allés sur le lac, près de la berge, dans un secteur qui devenait tout d’un coup plus profond, près d’un banc de sable. Après que la mère a fait une mauvaise manœuvre avec sa pagaie, le kayak a chaviré, projetant la femme et son enfant dans l’eau.
En tentant de garder son enfant hors de l’eau, la femme n’a plus été capable de nager ou de se rapprocher de la rive en raison de la profondeur du lac. L’enfant a pu être repêché et déposé sur un banc de sable par des secours. Il a recommencé à respirer.
Lorsque les secours ont pu sortir la dame de l’eau, elle était inconsciente. Elle n’a pas pu être réanimée, malgré de nombreuses tentatives effectuées par les services d’urgence. La coroner n’a noté aucun facteur externe, comme la météo, la drogue ou l’alcool, qui aurait pu favoriser cet accident.
Des règles à renforcer quant au port du gilet de sauvetage
La coroner note plutôt que le facteur dominant dans cette tragédie, c’est le fait qu’aucune des deux personnes ne portait de gilet de sauvetage.
Il est très probable que, dans les circonstances, si les passagers du kayak avaient porté le gilet de sauvetage, la vie de [la victime] aurait été préservée et les conséquences sur l’état de santé de l’enfant auraient également été moindres, peut-on lire dans le rapport.
La coroner ajoute que, dans 80 % des décès associés à la navigation de plaisance pour lesquels l’information concernant l’utilisation d’un gilet de sauvetage est connue, la victime n’en portait pas.
Selon la réglementation actuelle, les kayaks doivent avoir à leur bord un gilet de sauvetage pour chaque personne. Son port n’est toutefois pas obligatoire. La coroner recommande notamment à Transports Canada de rendre le port du gilet de sauvetage obligatoire en kayak.
On recommande également plus de sensibilisation à propos du port du gilet de sauvetage dans les embarcations, y compris la sensibilisation auprès des nouveaux arrivants.


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