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Le piège de Trump se referme sur l’Iran

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Rapport mis à jour sur l’Iran. L’armée américaine a achevé ce lundi son neuvième cycle d’attaques contre des centres de commandement militaire et des sites de défense aérienne.

L’Iran s’adapte aux défenses américaines en tirant des missiles manœuvrables à grande vitesse sur les bases américaines de la région, ce qui confirme la menace que représente l’avancement du programme de missiles balistiques iraniens pour les intérêts de sécurité nationale des États-Unis.

Ceci confirme que le président Trump voyait juste lorsqu’il déclarait, au début du conflit, que la guerre des Etats-Unis contre l’Iran s’inscrivait dans le contexte America First, qu’elle protège les intérêts américains, contrairement aux affirmations des pacifistes mal intentionnés, mal embouchés, et aux objectifs opaques.

Points clés :

  • Mahdi Khanalizadeh, célèbre propagandiste du régime iranien et expert en relations internationales, affirme que l’Iran envisage de lancer une invasion terrestre au Koweït afin de s’emparer de deux bases militaires américaines.
  • Une attaque de missiles iraniens contre une base en Jordanie évacuée a tué trois militaires américains le 17 juillet. Les attaques ont eu lieu contre la base aérienne de Muwaffaq Salti, à Azraq, en Jordanie. Les Iraniens avaient annoncé avoir tué « des dizaines d’Américains ».
  • Le 18 juillet, lors de la huitième nuit consécutive de frappes contre l’Iran, les États-Unis ont fait une avancée significative pour briser les capacités des Iraniens à prendre pour cible le trafic maritime international.
  • La République populaire de Chine (RPC) et la Russie soutiennent probablement les efforts iraniens visant à frapper des bases américaines dans la région. Des responsables américains – anonymes donc méfiance, c’est peut-être de la propagande – ont déclaré au Wall Street Journal qu’ils craignaient que la RPC et la Russie ne soutiennent les récentes attaques iraniennes contre des cibles américaines.
  • Le soi-disant Guide soi-disant suprême iranien Mojtaba Khamenei n’a toujours pas été ni entendu, ni vu, mais les Iraniens affirment que lui et d’autres hauts responsables iraniens, dont des membres de la délégation chargée des négociations, ont déclaré publiquement que le protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran n’était plus en vigueur. Personne ne sait si ce criminel est en vie. Trump a suggéré que peut-être que non. Dimanche matin, les Israéliens ont émis l’hypothèse qu’il se trouvait à l’étranger.
  • J’ai conclu, dès la signature de ce MOU, qu’il ne valait rien, et que le président Trump l’avait signé pour piéger les Iraniens. J’avais raison, et le président Trump l’a lui-même indiqué cette semaine. Je disais que dénoncer le contenu de ce MOU et son contenu catastrophique était une erreur, car il ne fallait pas le prendre au pied de la lettre – c’était un appât. J’avais encore raison.

D’ailleurs, si l’Iran et les États-Unis ont interprété de manière fondamentalement différente la cinquième clause du protocole d’accord concernant le détroit d’Ormuz, ce qui a contribué à l’échec de ce dernier, c’est probablement que cela faisait partie du piège que le président Trump leur avait tendu afin de gagner du temps pour tenter de faire aboutir les négociations, moyen principal choisi par le président pour atteindre son objectif.

Marco Rubio, le formidable secrétaire d’Etat américain, qui depuis le début du conflit est convaincu que la guerre était la voie à suivre, vient de déclarer qu’il n’abandonnait pas la voie diplomatique.

Ce 20 juillet, avant de quitter la base interarmées d’Andrews (JBA) pour se rendre à Manille, aux Philippines il a déclaré aux journalistes que les États-Unis restent ouverts à une solution diplomatique concernant l’Iran :

« Nous sommes toujours ouverts à la diplomatie. Mais celle-ci doit être authentique. Il faut que ce soit un accord qu’ils soient prêts à respecter.

Ce que je peux dire, c’est que les États-Unis restent toujours ouverts à une solution diplomatique. Nous avons tenté à plusieurs reprises de dialoguer avec l’Iran et nous continuerons à le faire. Si cette porte s’ouvre, nous serons ravis de la voir s’ouvrir.

  • En fin de semaine, l’Iran a frappé une centrale électrique et une usine de dessalement koweïtiennes, probablement en réponse à une frappe américaine contre une usine de dessalement iranienne près de Jask, dans la province d’Hormozgan, le 17 juillet.
  • L’Iran a lancé un missile balistique sur une base américaine en Arabie saoudite, marquant ainsi la première attaque iranienne sur le territoire saoudien depuis près de trois mois.
  • L’Iran a également pris pour cible des installations américaines à Bahreïn et en Jordanie les 17 et 18 juillet.
  • Puis elle a frappé Akaba, en Jordanie, à quelques kilomètres d’Israël. Les touristes présents à Eilat ont entendu les explosions, et l’armée israélienne a ciblé les éclats du missile iranien pour éviter qu’ils retombent sur le sol israélien.

Mais l’Iran n’ose pas frapper Israël.

Sa crainte d’une riposte majeure de l’Etat juif l’a pour l’instant encouragé à rester à l’écart.

Cependant, des observateurs affirment que les concentrations de tirs contre les bases américaines en Jordanie depuis quatre jours, qui servaient de dernière muraille à Israël contre les missiles balistiques, viseraient à neutraliser cet écran.

De plus, ces attaques contre les bases Al-Malik Faisal, Al-Muwafaq Al-Sultani et une autre base dans l’Est de la Jordanie confirment bien que la République islamique dispose de réserves de missiles et qu’elle a amélioré son habileté à franchir les systèmes de défense aérienne américains.

  • Après avoir déclaré vouloir anéantir les capacités de l’Iran contre les navires qui circulent dans le détroit d’Ormuz, ce qui fut l’objectif annoncé des frappes des premiers jours, les États-Unis ont indiqué, à partir du 7e jour de frappes, que l’objectif a changé.
  • Il s’agit maintenant du ciblage des capacités militaires du CGRI et de leurs moyens de communication.
  • Dans ce nouveau cycle d’opérations, des ponts et routes ont été frappés, notamment aux alentours de Bandar Abbas, dans la province d’Hormozgan, où se trouve le siège du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique, coupant le CGRI de toutes communications normales.

Le président fluctue beaucoup dans ses propos et ses allers et retours, mais il n’a jamais ni abandonné, ni perdu de vue son objectif : l’Iran n’aura pas d’arme nucléaire.

Il vient de le rappeler en réponse à la question d’un journaliste :

Ce que nous faisons actuellement, c’est mettre fin à toute possibilité pour eux de se doter d’un missile nucléaire. Si vous y réfléchissez bien, après une semaine et demie, nous les avons empêchés de le faire “probablement”, mais je ne veux pas utiliser le mot “probablement”.

La mort de trois militaires ne va pas encourager le président Trump à adoucir sa position. Plusieurs dizaines d’avions ravitailleurs militaires américains ont d’ailleurs été déployés sur les bases d’Ovda et Ramon en Israël.

Ces mouvements interviennent alors que la probabilité d’une extension du conflit entre les États-Unis et la République islamique augmente, et que les autorités israéliennes estiment que le pays pourrait être appelé par les Etats-Unis en renfort dès cette semaine.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.com.

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