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Par Le Figaro avec AFP
Le 30 juillet 2026 à 01h47
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Ce mandat d’arrêt a été émis dans le cadre d’une enquête pour des dizaines de blocages de routes à travers la Bolivie en mai et juin.
Le parquet général de Bolivie a annoncé mercredi avoir lancé un mandat d’arrêt contre l’ex-président de gauche Evo Morales, pour son rôle dans les manifestations antigouvernementales qui ont paralysé le pays pendant 50 jours en mai et en juin.
Ce mandat d’arrêt a été émis dans le cadre d’une enquête pour des dizaines de blocages de routes à travers la Bolivie en mai et juin, a indiqué le procureur général de l’État, Roger Mariaca. Cette enquête découle de plaintes pour «soulèvement armé» et «terrorisme» déposées par un groupe de dirigeants civils et le ministère de l’Intérieur.
Pendant sept semaines, des organisations indigènes, des syndicats et des producteurs de coca avaient manifesté et bloqué des routes pour exiger la démission du président Rodrigo Paz, alors que le pays traverse sa pire crise économique depuis quatre décennies.
Retranché dans son fief
M. Paz avait fini par déclarer l’état d’exception, permettant le déploiement de la police et de l’armée pour démanteler les barrages qui avaient provoqué de graves pénuries de carburant, de nourriture et de médicaments dans les métropoles de La Paz et El Alto et dans plusieurs autres villes. Le chef de l’État accuse Evo Morales, qui a dirigé la Bolivie de 2006 à 2019, d’avoir orchestré le mouvement de protestation.
M. Morales, 66 ans, s’est retranché dans son fief du Chapare, une région rurale et pauvre du centre de la Bolivie, depuis qu’un mandat d’arrêt a été lancé contre lui en 2024 dans une affaire de traite présumée de mineure, des accusations que l’ancien président nie.


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