Extrémisme violent, radicalisation en ligne, emprise du crime organisé, cybercriminalité, hooliganisme, actions de désinformation… La Suisse a mal à sa sécurité. C’est en tout cas «le constat très préoccupant» de trois parlementaires du centre droit, dont deux Vaudoises, la PLR Jacqueline de Quattro et la Vert’libérale Céline Weber, soutenues dans leur démarche par le centriste bernois Reto Nause. Ils sont à l’origine de la session extraordinaire sur la sécurité intérieure tenue ce mercredi au Conseil national, une première sous la Coupole sur cette thématique. Devant deux conseillers fédéraux, Martin Pfister, chargé de la Défense, et Beat Jans, chef du Département de justice et police, les élus ont débattu pendant plus de trois heures sur pas moins de 14 propositions.
«Au parlement, quand on discute de sécurité, c’est encore trop souvent pour parler d’armée ou, sous l’impulsion de l’UDC, d’asile, alors qu’aujourd’hui la Suisse fait face à des menaces contre lesquelles l’achat de tanks ou la fermeture des frontières aux requérants seraient sans effet», justifie la conseillère nationale Céline Weber. Elle prend l’exemple de la multiplication des attaques contre des bancomats, des scènes ouvertes de la drogue ou des commerces (ongleries, barbiers…) qui servent de paravent au blanchiment d’argent de mafias étrangères. Dans sa motion, elle demande au gouvernement d’établir un programme d’investissement pluriannuel afin de renforcer les moyens de la police judiciaire fédérale (PJF) et du Ministère public de la Confédération (MPC). Elle a été suivie par une majorité de ses collègues.


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