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- Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur
Des milliers de décès ont été liés à cette envolée des températures, principalement en France, en Espagne et en Belgique, et plus des deux tiers des Européens – soit 410 millions de personnes – ont subi des températures dépassant les 35 °C pendant la vague de chaleur du 15 au 30 juin.
Au domaine de Roquenégade, exploitation viticole confrontée à la sécheresse après la période de canicule, à Val-de-Dagne (Aude), le 29 juin 2026. Le mois de juin 2026 a été le plus chaud enregistré en Europe occidentale dans l’histoire, a révélé, jeudi 9 juillet, l’observatoire climatique de l’Union européenne, Copernicus, alors que le continent est confronté à des épisodes de chaleur extrême de plus en plus fréquents et intenses. Ce rapport est publié alors qu’une troisième vague de chaleur intense frappe l’Europe cette semaine, après celle qui a battu tous les records en juin et une vague de chaleur printanière inhabituellement précoce fin mai.
La température moyenne en Europe occidentale a atteint 20,74 °C en juin, soit plus de 3 °C au-dessus de la norme de la période 1991-2020, a précisé Copernicus dans un rapport mensuel, battant le précédent record de la région, établi en juin 2025. Il s’agit du deuxième mois de juin le plus chaud jamais enregistré, tant à l’échelle mondiale qu’en Europe dans son ensemble, a affirmé Copernicus, alors que le réchauffement climatique d’origine humaine se poursuit.
Ces derniers jours déjà, plusieurs pays ont annoncé leurs records respectifs : l’Espagne a enregistré le premier semestre le plus chaud de son histoire, la France le mois de juin le plus chaud…
Des océans en surchauffe
Les océans du globe ont eux connu les températures les plus élevées jamais observées en juin, dans un contexte d’arrivée du phénomène El Niño, qui se développe et devrait s’intensifier dans le Pacifique tropical.
« Le changement climatique est en train de passer du statut de problème futur abstrait et statistique, dont on prend connaissance dans des rapports, à celui d’une réalité concrète et perturbatrice de la vie quotidienne », a analysé auprès de l’Agence France-Presse (AFP) Samantha Burgess, responsable stratégique des questions climatiques au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT), une organisation intergouvernementale qui gère Copernicus. Selon elle, « l’Europe se réchauffe bien plus vite que la moyenne mondiale », mettant en avant les changements de circulation atmosphérique comme l’une des causes.
« Les changements observés dans la circulation atmosphérique montrent que ce phénomène va se multiplier en Europe à l’avenir. Nous assisterons donc à davantage de vagues de chaleur dans un monde plus chaud. Elles seront plus intenses, dureront plus longtemps et toucheront davantage de zones géographiques », a-t-elle ajouté, appelant à parvenir à une émission nette de gaz à effets de serre à zéro « dès que possible ».
En juin, les températures mondiales ont dépassé de 1,39 °C la moyenne estimée de l’ère préindustrielle, période couvrant les années 1850 à 1900. Ce mois a été particulièrement rude pour l’Europe, où un « dôme de chaleur » – un système de haute pression agissant comme un couvercle sur une marmite en ébullition – s’est installé durant plusieurs jours.
Des milliers de décès ont été liés à cette envolée des températures, principalement en France, en Espagne et en Belgique. Plus des deux tiers des Européens – soit 410 millions de personnes – ont subi des températures dépassant les 35 °C pendant la vague de chaleur du 15 au 30 juin, selon une analyse de l’AFP.
La vague de juin « a contribué à de graves répercussions sur la santé, notamment des décès liés à la chaleur », a affirmé Copernicus. La Méditerranée a connu sa propre vague de chaleur marine record et les côtes atlantiques du continent ont également été touchées, mettant les écosystèmes en danger.
La sécheresse a contribué à la propagation des feux de forêt dans la péninsule ibérique et le sud de la France, a souligné Copernicus, mettant aussi en avant les conséquences sur la pêche et la productivité au sens large, avec des effets « énormes » selon Samantha Burgess.
World Weather Attribution, un réseau de climatologues, a estimé le mois dernier que la vague de chaleur qui a frappé l’Europe en juin était la « plus intense jamais enregistrée ». Ce réseau produit cette estimation sur la base d’une prévision sur trois jours des températures maximales moyennes dans la région étudiée, et non sur des relevés effectifs de températures constatées.
Une telle vague aurait été « pratiquement impossible » sans l’influence du changement climatique, ont-ils déclaré. Un phénomène similaire survenu en juin 2003 aurait été plus frais d’environ 2 °C.
Le Monde avec AFP


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