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Ressources Falco a publié cette semaine la mise à jour de l’étude de faisabilité pour le projet Horne 5, à Rouyn-Noranda, avec des chiffres en forte hausse.
La valeur actuelle nette du projet (VAN 5 % après impôt) est maintenant évaluée à 3,35 milliards de dollars, une augmentation de 244 % par rapport à l’étude de faisabilité de 2021.
L’entreprise fait également état d’un taux de rendement interne (TRI) de 28,2 % et de flux de trésorerie de 6,4 milliards de dollars canadiens
Cette hausse est en partie attribuable au prix de l’or, qui a continué à atteindre des sommets ces derniers mois, et dont la valeur a été fixée à 3600 $ US l’once dans le scénario de base de l’étude.

Le président et chef de la direction de Ressources Falco, Luc Lessard. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté
On a une production de plus de 5 millions d’onces d’or équivalent montrée dans l’étude, souligne le président et chef de la direction de Ressources Falco, Luc Lessard. On a des données financières qui sont très robustes. Ce qu’il reste, c’est l'obtention des permis. On y travaille avec le ministère de l’Environnement depuis plusieurs années. On a des échanges sur une base régulière. On a une grande majorité des éléments et des enjeux qui ont été réglés.
Essentiellement, c’est un exercice qui est financier, qui montre la robustesse du projet au niveau de sa qualité, de son dépôt, de sa production.
Séduire les investisseurs
Luc Lessard convient qu’il est plus ardu de séduire les investisseurs alors que le projet est toujours en attente des autorisations gouvernementales.
C’est toujours et ç’a toujours été un défi. Il faut consolider des discussions qui prennent parfois des années. Il faut créer l’intérêt. Il faut avoir une certaine forme de relation d’affaires à long terme. C’est quelque chose qui demande beaucoup d’énergie, beaucoup de temps, mais ça fait partie de l’équation, affirme-t-il.
Le chef de la direction de Falco est toutefois d’avis que cette mise à jour de l’étude de faisabilité est de nature à encourager les investissements.
Définitivement, et on a vu les réactions sur le marché, sur le cours de l’action de Falco. Les réactions que j’ai vues de plusieurs analystes, c’est que le projet est dans la bonne direction, les données financières sont bonnes. [Les analystes] sont encouragés de voir que les discussions se poursuivent avec le ministère de l'Environnement pour l’obtention ultime d’un décret, on l’espère, avant la fin de 2026, mentionne M. Lessard.
En lien avec cette échéance, la vice-présidente environnement, développement durable et relations avec les communautés chez Ressources Falco, Hélène Cartier, avait dit en avril dernier espérer une réponse du gouvernement avant l’été.
On aimerait toujours que ça aille plus vite, répond Luc Lessard. Mais il faut composer avec les exigences du ministère. Il y a certains enjeux qui sont réglés, d’autres qui demandent un peu plus d’information, du moins qui exigent plus de détails. Au moment où on se parle, on est à élaborer un plan d’action pour qu’on puisse répondre à ces exigences-là le plus rapidement possible. L’intention, c’est d’avoir complété notre travail à nous dans le prochain mois.
Parmi les enjeux évoqués figure celui du risque de sismicité, en particulier pour le centre régional de radio-oncologie.
Un comité d'experts chargé de se pencher sur la question a déposé son rapport au printemps, mais ni Falco, ni la Santé publique régionale, n’acceptent de rendre le document public.
Toutes les informations relatives au rapport appartiennent à l’agence, justifie Luc Lessard. Mais, essentiellement, ce qu’il faut retenir, c’est que la cohabitation entre le projet Falco Horne 5 et le centre d’oncologie peut être faite, selon certains éléments, et Falco s’est engagé à suivre ces recommandations-là.


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