D’où vient que l’allocution très remarquée du premier ministre canadien, Mark Carney, à Davos, le 20 janvier dernier, ait été si peu commentée en Suisse? Peut-être d’un certain malaise. Pourquoi cet appel, ou plutôt ce rappel à une vie possible, digne et surtout efficace en dehors des volontés de puissance, est-il venu d’un Canadien et non d’un Suisse? N’était-ce pas de toute évidence à la Suisse de jouer cette partition?
Il y a certainement une analogie entre le Canada et la Suisse: l’un et l’autre doivent défendre leur souveraineté par rapport à un unique voisin ombrageux, qui ne se gêne plus pour exercer certaines pressions relevant des purs rapports de force.


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