Des milliers de policiers dans les rues de Genève. Une ville et un territoire quasiment en état de siège. C’était à l’occasion du sommet du G7, un événement classé à très haut risque sécuritaire. Engagé dans ce dispositif totalement exceptionnel, le caporal Antoine D., 36 ans, affecté à la brigade de sécurité publique (BSP) de la police cantonale, est un habitué du maintien de l’ordre.
Il a accepté de témoigner, avec l’accord de sa hiérarchie, de cette expérience vraiment pas comme les autres. «C’était assez monumental», dira-t-il en référence au déploiement de force. «Difficile aussi», surtout quand il s’agit de faire face à l’hostilité, aux insultes, aux jets de pierres ou de fumigènes. Une voix qu’on a peu entendue dans le brouhaha et les polémiques qui ont suivi cette folle semaine.


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