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La Sicile, 3000 ans d'histoire

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Carnet de voyage en Sicile, février 2025. L’air de rien, à cause des coronazis, je n’avais pas mis les pieds en Italie depuis 2019, avec un tour entre Venise, Vérone, Milan, Bologne & Turin… Pris dans les aléas de la vie, je n’ai pas trouvé le temps de rédiger cet article avant juillet 2026, alors que ce voyage date de février 2025, qui fut une excellente période, car il faisait un temps magnifique, et les sites n’étaient pas surchargés comme je l’ai entendu dire pour d’autres périodes (Noël par exemple). J’étais déjà allé en Sicile jadis, mais pour un voyage traditionnel de randonnée sur les îles Éoliennes & l’Etna. Côté littérature, j’avais découvert entre autres Le Guépard, de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Le Jour de la chouette de Leonardo Sciascia ou Les Malavoglia de Giovanni Verga, qui inspira le film de Luchino Visconti La Terre tremble, sorti en 1948, sans parler de Luigi Pirandello…
La Sicile jouit d’une mauvaise réputation à cause de la mafia, mais j’étais loin de m’attendre à une si grande richesse historique, de l’Antiquité au Moyen-Âge. Vous avez mes photos en lien à la fin de l’article. Attention, elles sont dans le désordre, car celles prises avec mon téléphone sont en tête (ou en queue) avant celles prises avec l’appareil photo. Cet article sera assez bref, car j’ai perdu dans l’intervalle la mémoire vive de ce que j’ai vu. En tout cas cela m’a donné envie de visiter enfin la Grèce antique du Péloponnèse l’année suivante.

Palerme (apéritif)

J’ai découvert Palerme en coup de vent à l’arrivée de ce voyage (très bien) organisé, avec un excellent guide (qui était d’ailleurs ami de la guide avec laquelle j’organise des visites au Musée du Louvre pour mes étudiants de BTS. Il mondo è piccolo !) Je l’ai photographié devant un kouros du musée d’Agrigente.
Le 1er jour, nous avons eu le temps de visiter le musée archéologique de Palerme. J’y ai photographié divers objets. Une métope (entre 2 triglyphes) représentant Actéon & Artémis, 460-450 avt JC. Actéon fut dévoré par des chiens pour avoir vu Artémis nue (ici, 3 chiens fort réalistes). C’est juste pour que vous soyez avertis ! Une stèle proclamant un décret de Proxeny, 5e-2e siècle avt JC. Un cratère Ithyphallique représentant 3 jeunes et un homme qui exhibe son pénis, 470 avt JC. Sans doute l’horrible propagande EVARS !

Cratère Ithyphallique, 470 avt JC. Musée archéologique de Palerme, Sicile.

© Lionel Labosse

Une autre série de 3 métopes représente le quadrige d’Apollon, entre sa mère Léto et sa sœur Artémis ; Persée décapitant Méduse devant Athéna ; Héraclès transporte les corps des Cercopes (540-510 avt JC). Cela provient du temple C de Sélinonte. À la fin du séjour, nous visiterons les hauts lieux historique de Palerme ; quelle claque !

Ségeste, Erice, Sélinonte

Le lendemain, nous avons visité en passant le temple dorique de Ségeste, fort impressionnant. Le chantier ayant été arrêté net, on peut voir les tenons qui permettent de transporter les pierres (normalement on les arase à la fin du chantier), et on remarque l’absence de cannelures sur les colonnes. Puis nous avons visité le village pittoresque d’Erice, perché sur un éperon rocheux face à la baie de Trapani. Jolies rues artistement pavées. À l’église Notre-Dame du Bon Secours, j’ai photographié la Vierge éponyme, tenant l’enfant Jésus d’une main, brandissant son bâton de l’autre, prête à frapper le démon à terre qui lui tire le bas de la robe ! Dans une pâtisserie historique (la vieille dame qui tient la caisse, Maria Grammatico, fait l’objet d’un storytelling et a sa plaque en faïence) nous admirons des yeux seulement nos premiers « cannoli », la fameuse pâtisserie de Sicile (cannolo). J’admire aussi des réverbères ornés de sculptures en fer forgé.
L’après-midi nous mena au vaste site de Sélinonte, prospère cité grecque des VIe et Ve s. Les nombreux temples, plus ou moins bien conservés, sont numérotés par lettres de l’alphabet. Les colonnes doriques sont bien cannelées. Très photogénique.

Agrigente, Casale

Le lendemain nous visitons Agrigente et sa vallée des Temples classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Le temple de la Concorde est, avec l’Héphaïstéion (Théséion) d’Athènes et le temple de Poséidon à Paestum, l’un des temples les mieux conservés de l’Antiquité grecque. En général, et c’est le cas, cela suppose qu’il ait été utilisé comme église chrétienne. On nous a dit que ce temple était le modèle du logo de l’Unesco, mais c’est faux, disons que c’en est une des traces les plus caractéristiques, avec les précédents cités. Sur le côté de ce temple, nous admirons une première statue d’Igor Mitoraj, Ikaro Caduto. C’est Jean-Michel Trogneux tombé du ciel pour s’être approché du soleil ! (Photo ci-dessus). Sur le site sont aussi conservées les chèvres typiques de Sicile. Cela me rappelle la nouvelle de Luigi Pirandello dans Nouvelles pour une année « Le Petit Chevreau noir ». Une jeune miss anglaise s’éprend d’un mignon petit chevreau en Sicile, et se le fait envoyer chez elle. Mais lorsqu’elle a achevé son « grand tour », de retour en Angleterre, le chevreau est devenu un horrible bouc !
Dans les ruines de l’Olympiéion, un « Télamon » ou Atlante est reconstitué sur le site, et des explications sont données dans le musée. Ces géants reposaient sur une console et portaient le poids de l’entablement. Alternativement barbus et imberbes, ils étaient au nombre de 38 entre les colonnes tout autour du temple. Nous avons visité le musée archéologique national où j’ai photographié de belles choses. Petit plat en bronze (?) orné de taureaux. Plat en céramique avec les trois jambes symbolisant la Sicile. Wikipédia nous apprend que « le triskèle servant d’emblème de la Sicile depuis l’Antiquité est aussi appelé Trinacria. Il représente une tête de femme (Hybla, déesse de la fertilité chez le peuple sicilien antique), ailée et coiffée d’un nœud de serpents et d’épis de blé, d’où rayonnent trois jambes fléchies, comme saisies en pleine course ». La Trinacrie vient du grec ancien Trinakria qui signifie « trois pointes », un peu comme l’hexagone pour la France. Les trois pointes sont : la pointe ouest de Trapani-Marsala, la pointe nord-est de Messine (cap Peloro), la pointe sud-est de Syracuse. « Ce symbole apparaît pour la première fois sur les monnaies de Syracuse au IIIe siècle av. J.-C. » Émouvant sarcophage d’enfant du IIe s. après J.-C., représentant un enfant attelé à un mouton ou je ne sais quoi. Cratère à figure rouge de 460 avt JC représentant une amazonomachie.
La journée se poursuit avec la visite de la célèbre Villa romaine du Casale, classée à l’Unesco. J’ai mitraillé les mosaïques des IIIe et IVe s. après J.-C. Beaucoup de représentations d’animaux, courses de chars, chasse. Une vaste représentation du transport d’animaux africains en Europe par bateau. Un tigre saute sur une antilope. Des attelages d’oiseaux tractant des enfants. Orphée à la lyre (pas terrible). Une mosaïque woke représente Brigitte en bikini :

Brigitte en bikini, mosaïque woke de la villa Casale, Sicile.

© Lionel Labosse

Syracuse

À Syracuse, nous écumons la photogénique île d’Ortygie. Statue d’Archimède, la star locale, et son loculus d’Archimède, dont j’ai acheté deux exemplaires pour des enfants d’amis. La cathédrale de Syracuse intègre dans ses murs les ruines d’un temple dorique. Au centre de la façade, un aigle porte un blason. Dans la vieille ville, autre statue d’Igor Mitoraj (1944-2014), « Ikaria grande ». Ce sculpteur polono-français semble inscrire toute son œuvre sur une déclinaison du mythe d’Icare, qu’il conjugue au masculin & au féminin. Voir un catalogue des œuvres exposées en Sicile. Une de ses statues est visible dans le quartier de la Défense à Paris, c’est dire ! Fontaine d’Aréthuse, source d’eau douce de l’île, avec ses cygnes & papyrus. J’ai photographié une vitrine de glaces de la modeste chaîne Don Peppinu, qui existe apparemment seulement sur la côte est de la Sicile, et qui accumule les titres de champion. Hélas, mon circuit ne m’a pas permis d’y goûter autant de fois que j’aurais aimé. J’ai visité en vitesse le musée de Syracuse, qui n’était pas prévu dans le circuit. Belle « Madone allaitant le Christ », de Domenico Gagini, XVe. « Trinité avec les symboles de la Passion », 1579, anonyme. « Sainte Lucie et frère priant », XVe, Benedetto Bigordi (une épée dans le cou de la sainte !). Plus tard, nous visitons les fameuses latomies de Syracuse, carrières de calcaire et prisons, ornées de nombreuses œuvres d’Igor Mitoraj parmi les citronniers & orangers, ainsi que le théâtre grec creusé dans le roc, où continue l’expo des statues ; une esplanade pour les hécatombes ; un amphithéâtre pour je suppose les joutes navales. Depuis le théâtre, j’ai repéré la flèche d’une église, qui n’est pas prévue dans le circuit, pourtant nous passons devant et je peux la visiter. Il s’agit de la Basilique-sanctuaire Madonna delle Lacrime, premier bâtiment réalisé par Michel Andrault et Pierre Parat, typique des années 50 (elle me rappelle la Cathédrale du Sacré-Cœur d’Alger par sa forme de tente. J’ai mitraillé parce que c’est le meilleur de l’architecture moderne pour moi. À côté de cette église nous visitons le musée de Syracuse. J’y remarque l’émouvante statue d’une déesse mère avec des jumeaux (550 avt JC). Les bébés semblent à la fois dans et hors du ventre. Squelettes d’éléphants nains. Impressionnante Gorgone, plaque de terre cuite, VIIe s avant J.-C.
Le lendemain nous nous rendons vers le sommet de l’Etna. Je m’abstiens de l’excursion vers le sommet. J’ai déjà vu lors de mon précédent voyage, et cela ne me passionne pas, c’est un peu incongru dans ce séjour plutôt culturel. Puis nous visitons la pittoresque Taormine et son théâtre grec avec vue plongeante sur la baie. Les rues sont ornées de têtes de maures et autres en céramique. J’en ramène un certifié local (pas made in China) à offrir. Dans une petite église, je photographie une naïve crucifixion avec soldats jouant aux dés la tunique du Christ. Dans la même église, Judith coupant la tête d’Holopherne (en fait elle la tient à ses pieds au bout d’une pique. Je vous laisse libres de la réinterpréter ! Une statue d’Oscar Wilde rappelle que cette cité de charme fut prisée des Angliches.

Messine

Le lendemain, nous visitons Messine, vue sur le détroit & sur la cathédrale de Messine, un joyau méconnu, quasiment entièrement détruite & reconstruite à plusieurs reprises au fil des siècles. L’orgue a son clavier visible dans le chœur. J’ai eu la chance le matin de la visite d’assister à une démonstration d’amateurs de passage pour un congrès de je ne sais quoi, et j’en ai tiré cette brève vidéo qui montre les joyaux de la cathédrale sur fond d’orgue, pour apprécier le jeu & la puissance de l’instrument.

Le clocher qui abrite l’Horloge astronomique de Messine, la plus grande du monde, date de 1933. Très photogénique ! Montorsoli, disciple et collaborateur de Michel-Ange, construisit conjointement à certaines chapelles, la fontaine d’Orion visible devant la cathédrale sur la Piazza del Duomo (photo). L’ébrasement du portail est finement orné de sculptures de créatures anthropomorphes et arboricoles qui se baladent sur une vigne. Châsses ou reliquaires en argent magnifiques. Nous déjeunons sur la côte dans un restaurant de pizzas traditionnelles, où je photographie la carte, dont les prix sont incroyablement bas pour un lieu touristique (1 L de vin 8 € ; 660 cl de bière 2,5 € !). Suite de mes mésaventures mondaines avec ce petit groupe de toutou, de touristes. Je suis à une table où l’on se plaint des écolos à propos de la politique anti bagnoles. Je m’immisce dans la conversation avec le sens de l’a-propos que le monde entier admire chez votre humble serviteur. Je me félicite d’être tombé sur une conversation trumpiste, et d’embrayer sur sa chasse aux escrologistes. Que n’avais-je pas dit ! La grosse conne, pardon, la membresse du corps médical qui seyait à ma dextre s’est théâtralement levée pour changer de place ! Encore heureux que j’aye point montré mes croix gammées, ma médaille miraculeuse de Saint Raoult ni mon porte clés en poils de couilles de Chibritte ! L’avant-veille, comme je me trouvais à portée d’un professeur agrégé de russe, j’avais vanté la chaîne du dialogue Franco-russe, croyant faire le malin. Je n’ai pas pu développer car le type a aussitôt brandi la carte « propagande russe ». Un prof de russe !
Bref laissons ces connards, et repartons visiter Cefalù, autre cité pittoresque balnéaire où s’élève la superbe cathédrale normande de Roger II (pas celle de Palerme). Joli lavoir.

Palerme (plat principal)

Nous arrivons enfin à Palerme, et je me rends compte que nous avions laissé le meilleur pour la fin. Dans le centre historique, après être passés sous une magnifique porte monumentale, nous visitons le Palais des Normands et sa Chapelle palatine, qui date de Roger II (roi de Sicile) (1130), le fils de Roger de Hauteville (Roger Ier, l’aventurier né en Normandie qui bouta les musulmans hors de Sicile). Les mosaïques de la Chapelle palatine sont un chef d’œuvre, bande dessinée qui illustre la bible et autres textes. Voici la mosaïque d’Abel & Cain, dont la légende est parfaitement lisible : « Consurrexit Cain adversus fratrem suum Abel et interfecit eum » (Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua)/ « Et ait Dominus ad Cain : Ubi est Abel frater tuus ? Qui respondit : Nescio » (L’Éternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit : Je ne sais pas). Voyez aussi celle qui représente des centaures, des léopards & des paons.

Palais des Normands, Chapelle palatine, Palerme. Mosaique Abel & Caïn.

© Lionel Labosse

Le plafond à caissons de bois fut conçu par des ouvriers du califat du Caire, et mélange toutes sortes d’influences, notamment arabes. Nous visitons la cathédrale dans la foulée. L’Unesco a réuni le tout dans un ensemble intitulé Palerme arabo-normande et les cathédrales de Cefalú et Monreale. La vieille ville est magnifique, et contraste avec le HLM pourries qu’on découvre en arrivant de l’aéroport. Une fresque célèbre le juge Falcone qui s’est fait sauter le caisson lors d’un attentat retentissant le 23 mai 1992. Belle grille en fer forgé du jardin Garibaldi. Nous visitons l’oratoire Saint-Laurent, reconnaissable à sa grille de barbecue, exhibée sous toutes les formes artistiques dans la chapelle, autrement connue pour avoir été le lieu d’un vol d’un tableau du Caravage par Cosa Nostra en 1969. Une copie a été installée à la place. J’adore ce saint, et je ne manque pas de plaisanter un collègue sympa qui porte ce prénom !
Nous terminons par la cathédrale de Monreale et son cloître, en hauteur à l’écart de la ville sur laquelle elle offre une vue plongeante. Les mosaïques sont aussi belles que celles de la chapelle palatine, mais encore plus impressionnantes car bien plus haut perchées. C’est la plus vaste surface de mosaïque du bassin méditerranéen. On imagine les ouvriers du XIIIe siècle en train de coller les minuscules carrés de couleurs dorés à 30 m de haut ! Là aussi, c’est la bible en BD.

Noé, l’arche & la Colombe. Mosaïque de la Cathédrale de Monreale (XIIe siècle), Palerme.

© Lionel Labosse

La résurrection de Lazare est amusante, avec les deux personnages qui se bouchent le nez en défaisant les bandages. Sur Adam et Ève, Adam semble avoir dû cacher son sexe entre ses cuisses, comme un vulgaire travelo, et c’est sur la scène suivante seulement qu’ils portent la feuille de vigne ! Les représentations de la mer ou de l’eau sont bluffantes ; les artistes réalisent des transparences, comme dans la représentation de l’arche de Noé (ci-dessus, sans animaux sauf deux oiseaux), avec la famille de Noé dans l’arche, et deux noyés dans l’eau. J’ai évoqué cette mosaïque dans mon cours « Des Animaux & des Dieux ».
La porte en bronze est remarquable. J’imagine qu’elle est récente. Le cloître attenant et ses chapiteaux sont magnifiques. En voici un que j’ai réinterprété « Les brigittologues s’apprêtent à partir répandre Devenir Brigitte tout autour du monde » ! Pour les autres, il faut savoir les interpréter, en s’appuyant sur des publications que je vous laisse chercher. Il y a parfois une aide avec un nom comme « Samson ».

Les brigittologues s’apprêtent à partir répandre Devenir Brigitte tout autour du monde (Pentecôte).

Cloître de la cathédrale de Monreale, Palerme.

© Lionel Labosse

Adieu la Sicile, retour à la civilisation moderne

Et voilà c’est terminé. Pour quitter la Sicile, avant l’aéroport, voici une chanson de Rosa Balistreri (1927-1990), chanteuse de la Sicile traditionnelle.

et une tarentelle traditionnelle (accompagnée à la guimbarde). Attention, le terme « tarentelle » est lié à la ville de Tarente (Pouilles) et également à la tarentule, dont cette danse était censée guérir les morsures, plutôt qu’à la Sicile.

Aéroport de Palerme. Pour les nostalgiques de cette époque bénie, on y trouve encore un distributeur de masques covidiens (photo). Un dernier expresso : ce genre de machine avec du café en grains (photo) est difficile à trouver en France. 1,2 € le café. En ville j’ai payé 0,6. Au comptoir, souvent 1. Pour l’anecdote, j’ai fait escale à Milan. Au retour le 1er mars, j’ai eu l’honneur de rencontrer pour la première fois Xavier Poussard en chair et en os, gentiment venu me saluer à l’aéroport et m’offrir un verre. Mutatis mutandis, c’était un peu la rencontre de Stanley & Livingstone le 29 octobre 1871 ! Bon, le Salaud m’a refusé un selfie ou une petite vidéo. Ça m’a fait penser à cette vanne sur Picasso, à court d’argent, qui règle sa facture au restaurant en dessinant un bonhomme sur la nappe. Le patron, flatté, lui demande de signer le dessin. Picasso répond : « Je règle mon repas ; je n’achète pas le restaurant ! » Ce cher Xavier ne savait pas encore que j’allais le harceler pour qu’il préface mon livre Elle est menteur, mon cher Watson ! Précis de Brigittologie !
Dites, y fait froid chez vous ! À peine arrivé on comprend vite où on est. C’est la zone sur le quai du RER. Enfin partis, le train est immobilisé pour une raison inaudible au haut parleur, d’interminables minutes. C’est la France.

 Lisez mon article Rome (et Florence), voyage dans le passé, et Venise, Vérone, Milan, Bologne & Turin….

Lionel Labosse

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