NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Québec débloque six millions de dollars pour aider les agriculteurs à protéger le littoral du lac Saint-Pierre. Les producteurs admissibles pourraient recevoir jusqu’à 50 000 $ pour adapter leurs pratiques.
Les agriculteurs sont invités à adopter des cultures pérennes, à travailler sur des cultures de couverture l'hiver et sur des aménagements végétaux aux abords de l’eau pour contrer l’érosion et le transport de sédiments dans le lac lors du retrait des eaux pendant les crues printanières.
S'il y a de la culture de maïs, on sait qu’entre les rangées, il y a moyen de couvrir le sol, donc ça, c'est une pratique qu'on va encourager, cite en exemple le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation et ministre responsable de la région du Centre-du-Québec, Donald Martel. Il y a des cultures pérennes aussi qu'on voudrait. Par exemple, si c'est de la culture de soja ou de maïs, puis on change ça pour du foin, on va encourager ça.
Il souhaite voir des initiatives qui permettront de redonner une biodiversité aux territoires touchés par le lac Saint-Pierre, ajoute-t-il.
C'est une très, très bonne nouvelle. Je pense que les gens vont voir le sérieux du gouvernement comme quoi on veut préserver l'agriculture. C'est une première action qu'on pose sur une série d'autres à venir.
D’autres défis à venir
Cette annonce survient après la publication d’un rapport du Pôle d’expertise multidisciplinaire en gestion durable du littoral du lac Saint-Pierre en 2024.
Le professeur au Département des sciences de l’environnement de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Stéphane Campeau, est l’un des auteurs du rapport. Il se réjouit de l’annonce du gouvernement, mais espère qu’il ne s’agit que d’un premier pas, puisque l’annonce ne répond pas à toutes les recommandations des experts.
Selon lui, d’autres mesures visant spécifiquement les zones basses du littoral seraient souhaitables.
Ça correspond assez bien à nos recommandations dans la partie haute du littoral, dit-il. La partie basse, il va rester du travail à faire et c'est là où c'est plus difficile.
Dans la partie basse, ça va être difficile de faire du maïs et du soja si on veut protéger l'écosystème.
Stéphane Campeau considère le lac Saint-Pierre comme l'Amazonie du Québec. Le territoire regroupe 290 espèces d'oiseaux et 90 espèces de poissons et a été désigné Réserve mondiale de la Biosphère du lac Saint-Pierre par l’UNESCO.
Les agriculteurs, on voulait faire des trucs pour améliorer la qualité de l'eau dans le lac Saint-Pierre, mais la charge était sur nos épaules continuellement, souligne pour sa part Claude Lefebvre, un agriculteur de Baie-du-Febvre. Les gens autour du lac disaient que l'agriculture cause des problèmes à la perchaude et on se faisait montrer du doigt. On était prêt à faire des choses, mais on avait besoin d’aide.
Les 200 agriculteurs qui exploitent des terres dans la zone concernée ont jusqu’au 9 février pour effectuer une demande.

2:34
Le reportage de Charles-Antoine Boulanger
Photo : Radio-Canada / Olivier Croteau


4 month_ago
48



























.jpg)






French (CA)