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Le nombre d’orignaux a doublé en cinq ans dans la zone 17, située dans le Nord-du-Québec. Selon le nouvel inventaire aérien réalisé cet hiver, la population estimée d’orignaux dans le secteur atteint environ 2060 individus.
Il s’agit d’une nette amélioration, alors qu’à peine un peu plus de 1000 spécimens avaient été dénombrés lors du dernier inventaire, en 2021. À l’époque, la population avait chuté de 35 % comparativement au dénombrement de 2009.
Ainsi, depuis l’hiver 2022, la chasse sportive est interdite dans la zone 17. Les chasseurs cris sont quant à eux limités à seulement 104 prises par année. Ces mesures ont été mises en place en vertu de la Convention de la Baie James et du Nord québécois.
Il y avait donc vraiment un intérêt pour le ministère [de l’Environnement], mais aussi pour les populations locales, puis les gens de la communauté crie, de faire un suivi assez rapidement sur l’état de cette population afin de voir si les mesures de conservation mises en place avaient un certain effet, mentionne Carl Patenaude-Levasseur, directeur général au secteur autorisations environnementales et faune en région au ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.

La zone17 comprend les secteurs de Matagami, Lebel-sur-Quévillon, Chapais et Chibougamau, en plus des aires de trappe de Waskaganish, Waswanipi et Oujé-Bougoumou. (Photo d'archives)
Photo : Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs
Un inventaire prometteur
Le nouvel inventaire, réalisé cet hiver en collaboration avec le Gouvernement de la nation crie et les communautés de Waswanipi et d’Oujé-Bougoumou, couvre une superficie de 23 000 km carrés. Ses résultats nourrissent beaucoup d’espoirs, selon M. Patenaude-Levasseur. D’autant plus que les conditions lors du dénombrement étaient optimales.
Les nouvelles sont aussi encourageantes au niveau des segments dans la population, c’est-à-dire le ratio de femelles par rapport aux mâles et le ratio de faons aussi dans la population. On a des indicateurs qui démontrent que c'est une population qui pourrait être appelée encore à croître, ou du moins, avec une bonne présence de faons puis de femelles, il y a des indicateurs de reproduction de la population, affirme-t-il.
Par exemple, le nombre de faons pour 100 femelles est passé de 30 à 53. Le ratio des sexes s’est amélioré de 27 à 44 mâles pour 100 femelles.
Ces résultats font dire à Carl Patenaude-Levasseur que les mesures de conservation ont eu un effet très positif sur la population d’orignaux dans la zone 17.
C’est le moment pour nous de souligner la bonne contribution de tout le monde, autant la communauté des Jamésiens ou des chasseurs qui avaient l’habitude d’aller dans cette zone, tout comme la population crie. Tout le monde a mis l’épaule à la roue.
Mesures maintenues en 2026
Même si l’avenir s’annonce prometteur, il est déjà connu que la chasse sportive à l’orignal ne sera toujours pas permise cet automne dans la zone 17. Et il faudra attendre encore quelques mois avant de connaître les futures mesures de conservation pour l’an prochain.
« Les prochaines étapes, c'est le rapport d'inventaire en bonne et due forme qui sera déposé, mais aussi le Comité conjoint de chasse, de pêche et de piégeage qui va devoir recommander, sur la base d'analyses qui sont à faire plus précisément, un niveau d'exploitation », précise Carl Patenaude-Levasseur.
« Sur cette base, on pourra voir quelles sont les avenues possibles. Mais effectivement, pour l'automne 2026, on demeure avec les mêmes modalités de chasse que celles qu'on a connues depuis la saison 2022 », ajoute-t-il.


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