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La construction de logements dans les dernières années fait des heureux à Eel River Bar

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La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

Un total de 48 nouvelles maisons ont été ajoutées dans la communauté d’Ugpi'ganjig, aussi connue sous le nom d’Eel River Bar, au Nouveau-Brunswick, depuis 2021. Selon les acteurs locaux, le financement fédéral pour ce projet a grandement contribué au bien-être de la communauté depuis.

Les 48 maisons se situent dans un nouveau quartier dont certaines rues portent le nom d’équipes de hockey locales, comme les Hawks et les Falcons, et d’autres sont écrits en langue mi'kmaw.

Par exemple, la rue  Awti’j , qui veut dire petite rue ou bien la rue Sma’gnis, qui veut dire soldat. Ce constat rend fier Sacha LaBillois, ancienne cheffe de la Première Nation mi’kmaw d’Eel River Bar.

 Nous avons choisi d’utiliser des mots mi'kmaw pour nos rues afin d’y intégrer cette dimension linguistique et culturelle, dit-elle.

Sacha LaBillois faisait partie du groupe qui s’est chargé d’acquérir les terrains pour construire le nouveau quartier.

Une femme autochtone au coin d'une rue dans un quartier résidentiel. À sa droite, un panneau d'arrêt écrit en langue mi'kmaq.

Sacha LaBillois, ancienne cheffe de la Première Nation mi'kmaw d'Eel River Bar, au Nouveau-Brunswick, est fière du travail accompli par son conseil municipal, qui a contribué au développement d'un nouveau quartier.

Photo : Honorine Ngountchoup/CBC

Le groupe dont l'ancienne cheffe faisait partie était aussi à la barre des projets de constructions des infrastructures et s’est occupé de trouver le financement pour permettre aux maisons modulaires de voir le jour.  C’était comme un casse-tête qu’il a fallu assembler, dit-elle.

Il y a quelques années, Ugpi'ganjig comptait 823 membres et 343 d’entre eux vivaient sur la réserve. Sacha LaBillois dit que la population se chiffre maintenant à 900 et que plus de 100 personnes résident dans les 48 nouvelles maisons.

 Si nous avions suivi la même voie qu’une petite communauté typique, ça nous aurait pris environ 25 ans, évalue-t-elle.  Nous avons donc pu mener à bien ce projet en l’espace de quatre ans. 

Un succès dont la communauté est fière

Sacha LaBillois note que l’achat des terrains où est situé le nouveau quartier a été fait avec de l’argent issu d’entreprises locales, dont certaines de pêches commerciales ainsi qu’une station-service.

Une fois les terres acquises, Ottawa a octroyé 10,7 millions de dollars par le biais de l’Initiative pour la création rapide de logements (ICRL), un programme faisant partie de la stratégie nationale sur le logement.

Une maison résidentielle.

Sasha LaBillois note que l’objectif du projet était de rendre le nouveau quartier « esthétiquement agréable » tant pour la communauté que pour les résidents.

Photo : Honorine Ngountchoup/CBC

Le choix des occupants des nouveaux logements a été effectué grâce à plusieurs facteurs comme qui dans la communauté attendait pour un logement depuis le plus longtemps, combien d’enfants avaient les postulants, leur âge ainsi que leurs besoins spéciaux.

 Dans notre communauté, on aime prendre soin de nos aînés, rappelle Sacha LaBillois.  Si vous avez atteint un certain âge et n’avez toujours pas eu de maison, vous aurez la priorité.

Sacha LaBillois affirme que l’aide apportée aux familles pendant tout le processus de design des maisons a été colossale.  Nous ne voulions pas d’un quartier où chaque maison se ressemble, dit-elle.

En plus des maisons, un centre communautaire pour les enfants et la famille chiffré à 14 millions $ a été érigé dans la communauté.

Une liberté nouvelle

La mère monoparentale Holly LaBillois a déménagé dans une maison de deux chambres il y a trois ans après avoir été sur une liste d’attente pendant environ une décennie. Son enfant âgé de onze ans réside avec elle.

 Ça m’a donné un sentiment de liberté nouvelle, dit-elle pour décrire sa nouvelle demeure.

Une mère et son fils souriant dans le salon d'une maison.

Holly LaBillois et son fils ont quitté un petit appartement pour emménager dans une maison avec un jardin.

Photo : Honorine Ngountchoup/CBC

Une autre résidente du quartier, Brianne Simonson Dempsey, vivait pour sa part chez sa mère pendant longtemps avant d’y aménager. Se retrouver dans son nouveau logement a été  un immense soulagement, dit-elle.

 L’espace où nous étions était rendu trop petit pour nous. Je venais juste d’apprendre que j’étais enceinte, explique Brianne Simonson Dempsey.

Elle, son mari Mathieu Gallant et leurs cinq enfants demeurent maintenant dans une maison de six chambres.

Mathieu Gallant commente que leur nouveau logis  apporte beaucoup plus de stabilité  et enlève beaucoup de stress au jeune ménage.

D'autres familles en attente de logement

Le chef d’Ugpi'ganjig, Chris George, confirme que l’ajout des nouvelles maisons a permis à des membres de la communauté de se réinstaller dans le secteur.

Or, la demande de logements abordables persiste. La directrice du service du logement d’Eel River Bar, Tiffany Boyd, note qu’il y a encore 100 personnes sur la liste d’attente.

Un quartier résidentiel d'Eel River Bar sous la pluie.

Le chef d’Ugpi'ganjig, Chris George, estime que les nouveaux logements ont incité des membres à se réinstaller dans la communauté.

Photo : Honorine Ngountchoup/CBC

Tiffany Boyd et Chris George notent qu’il existe un haut taux de natalité dans la communauté et évaluent qu’environ 400 membres qui ne résident pas dans le secteur aimeraient y emménager.

 Notre identité est centrée sur la famille et c’est la raison pour laquelle nous estimons qu’offrir à nos membres des logements adéquats, propres et neufs est la clé de notre croissance et de notre développement futurs, dit le chef d’Ugpi'ganjig, Chris George.  On cherche juste à s’assurer que les besoins fondamentaux sont satisfaits. 

Chris George tente maintenant de trouver de nouvelles solutions pour offrir plus de logements.

Comme la communauté n’a pas énormément de terrains, des immeubles d’appartements ou des duplex sont envisagés pour la suite. Un travail de repérage de nouveaux terrains est aussi en cours.

D’après le reportage d’Honorine Ngountchoup, CBC

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