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Le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, confirme que, selon les informations dont il dispose, le conseil de police de Surrey n'a pas enfreint la Loi sur la police dans le dossier du « départ » de Norm Lipinski, l'ancien chef du Service de police de Surrey (SPS).
De plus, dans une déclaration écrite, le conseil de police affirme avoir pris une décision qu'il était pleinement autorisé à prendre, dans le respect des règles et des pouvoirs qui lui sont conférés par la Loi sur la police.
Cela survient alors que l'ancien maire de Surrey et candidat à la mairie, Doug McCallum, a déposé une plainte officielle auprès de la province pour exiger une enquête indépendante sur le retrait, le 2 juin, de M. Lipinski de son poste à la tête du SPS.
Plusieurs questions restent en suspens, notamment comment et pourquoi Norm Lipinski a quitté son rôle, qui au sein du conseil de police était impliqué dans cette décision et combien ce départ coûtera aux contribuables de Surrey.
Par ailleurs, Harley Chappell, qui a démissionné de son poste de président du conseil de police après le départ de M. Lipinski, a affirmé que la décision concernant l’ancien chef de police avait été prise lors d'une réunion tenue le 29 mai, à laquelle il n'a pas pu assister.
Il a précisé n'avoir reçu aucune indication que l'avenir de M. Lipinski à la tête du SPS était à l'ordre du jour. M. Chappell soutient qu'il a été totalement exclu du processus décisionnel et qu'il n'a appris la nouvelle que le 1er juin.
Je ne me doutais aucunement qu'un seul, voire l'ensemble des membres du conseil, souhaitait que Norm soit démis de ses fonctions, a déclaré M. Chappell.
Pour Doug McCallum, ce congédiement gruge la confiance du public qui, explique-t-il, est déjà malmené par la crise d’extorsion à Surrey et la transition policière de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) vers un Service de police municipal, terminée en 2025 qui avait mené à un bras de fer entre la mairesse de Surrey, Brenda Locke, et la province.

Le 22 avril 2025, la Gendarmerie royale du Canada a officiellement transféré ses responsabilités au Service de police de Surrey, dont Norm Lipinski était le chef (au centre). La mairesse de Surrey, Brenda Locke (à gauche), avait entrepris des démarches judiciaires pour empêcher la transition policière. Elle a toutefois perdu cette bataille en 2024.
Photo : La Presse canadienne / Rich Lam
Le Bureau du commissaire aux plaintes contre la police indique que, puisqu'il s'agit d'un enjeu concernant le conseil de police de Surrey, et non le service de police, il n'est pas de son ressort d'enquêter.
Selon la députée indépendante de Surrey-Cloverdale, Elenore Sturko, il revient donc à la ministre de la Sécurité publique et Solliciteuse générale, Nina Krieger, d’enquêter sur le départ de M. Lipinski, puisque, comme M. McCallum et M. Chappell, elle estime que le flou entourant cette affaire mine la confiance des gens de Surrey.
Je pense que de prendre une décision aussi lourde de conséquences sans fournir plus d'explications au public est un manque d'égard envers les policiers sur le terrain et envers une communauté à qui l'on avait promis plus de transparence et d'imputabilité locale.
Pour le politologue Stewart Prest, même si David Eby tente de se distancier du dossier, dit-il, si les questions persistent, la province pourrait avoir à intervenir puisqu’il s’agit de sécurité publique.
La façon dont cette réunion s'est déroulée, l'absence du président du conseil à celle-ci, tout cela suggère qu'il se passe quelque chose d'irrégulier. Il est donc important de faire la lumière sur la situation assez rapidement et sans ambiguïté pour maintenir la confiance du public dans cette institution qui exerce un pouvoir de coercition sur les citoyens.
Avec des informations d'Amelia John


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