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L’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) ne déposera pas cette année une demande de financement au Programme d’aide financière aux infrastructures récréatives, sportives et de plein air (PAFIRSPA) pour son projet de complexe aquatique.
C’est ce qu’a confirmé la directrice par intérim du Service des communications de l’UQAC, Marie-France Audet, ajoutant que l’établissement d’enseignement priorise d’autres projets pour le moment. L'institution a toutefois décliné notre demande d'entrevue.
Le PAFIRSPA fait un retour cette année après la sélection de plusieurs projets en 2024. Saguenay avait alors essuyé plusieurs refus de la part du gouvernement du Québec, notamment pour le projet de piscine de l’UQAC comprenant un bassin chaud et un bassin froid. Ce dernier est évalué à 42 millions de dollars.
Après ce revers, l’UQAC avait affirmé qu’elle avait toujours l’intention de se doter d’un complexe aquatique, mais qu’elle devait dénicher d’autres partenaires. Ce projet avait d’ailleurs reçu l’appui des élus de Saguenay sous l’administration de Julie Dufour.
Saguenay reste l’une des rares grandes villes du Québec qui ne possède pas de complexe du genre.
Par ailleurs, les citoyens pourront bientôt découvrir la piscine du Cégep de Chicoutimi fraîchement rénovée au coût de 5 millions de dollars, puisque sa réouverture est attendue d’ici l’automne.
La possibilité de construire un nouveau centre aquatique est évoquée depuis plusieurs années. Le projet de l’UQAC avait un temps été étudié en collaboration avec Saguenay au cœur d’un vaste plan de 100 millions de dollars qui aurait aussi compris une patinoire de format olympique et un gymnase.
Quant à la mouture actuelle du PAFIRSPA, les demandeurs ont jusqu’au 22 juin prochain pour déposer une demande d’aide financière. Celle-ci ne peut excéder 66 % des coûts admissibles, et ce, jusqu’à concurrence de 20 millions de dollars.
Sage, selon Luc Boivin
Le maire de Saguenay, Luc Boivin, croit qu'il s'agit peut-être d'un choix dicté par la sagesse. Selon lui, les capacités financières de la Ville et de l'UQAC pour de tels projets ne sont pas là en ce moment.
Dans le cas de l’UQAC, je vous dirais que c'est un projet qui était ambitieux. Je dirais [oui] dans un monde idéal où on a de l'argent puis qu’il n’y a pas de problème. Mais est-ce que le PAFIRSPA est le meilleur véhicule? On a eu des signaux où il fallait se mettre en mode de maintien d'actifs, puis je vous dirais que les projets qu'on risque de déposer, ce sont des projets qui vont aller dans le sens du maintien d'actifs puis d'une réalité financière plus modeste, a commenté le maire Boivin en entrevue à Place publique.


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