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La Ville de Drummondville veut mettre la main sur des terrains que possède l'entreprise N&N Remorques en bordure de la route 139 et de l'autoroute 55. L'administration municipale souhaite y aménager un nouveau parc industriel. Une décision que dénonce vigoureusement le fabricant de remorques, qui conteste la procédure d'expropriation devant les tribunaux.
Le dossier sera entendu au début du mois de juin. La Cour supérieure du Québec a temporairement suspendu la procédure d'expropriation en attendant l'audience.
N&N Remorques a construit une usine sur la route 139 en 2023 et a acquis des terrains à l'arrière dans un désir d'expansion. L'entreprise souhaite y regrouper toutes les étapes de fabrication de ses véhicules vendus un peu partout en Amérique du Nord, un investissement de 20 M$.
L'industriel, qui possède aussi des usines à Saint-Germain-de-Grantham et Saint-Théodore-d'Acton, estime que son projet permettrait d'embaucher environ 100 salariés de plus. N&N Remorques compte déjà 125 travailleurs à Drummondville.

De gauche à droite : Jessy, Bryan, Martin et Dylan Montcalm, les propriétaires de l'entreprise familiale N&N Remorques
Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas
Mais le manufacturier a maintenant des bâtons dans les roues. Quand on a reçu notre permis pour construire notre usine ici en 2023, la Ville savait déjà ce qui allait se passer en arrière, ça se tramait déjà. Ce qui est le plus déplorable et scandaleux, c'est que personne n'est venu nous voir ou nous a contactés, dénonce Bryan Montcalm, l'un des propriétaires de l'entreprise.
Le message que je lance à la Ville, c'est qu'on a besoin de nos terrains pour nos projets concrets. L'avenir de notre entreprise en dépend, poursuit-il.
Je tiens à lui rappeler qu'il n'est pas trop tard pour se désister et qu'elle n'a pas besoin de mes terrains pour son parc industriel. Ils ont amplement de terrains.
La Ville de Drummondville refuse de commenter le dossier en raison des procédures judiciaires en cours.
Dans un courriel acheminé à Radio-Canada, le maire, Jean-François Houle, précise toutefois que la volonté de la Ville d'acquérir les terrains émane d'un règlement adopté avant son arrivée en poste. Quoiqu'il en pense, ce dernier dit qu'il n'a pas le pouvoir de l'annuler ou de suspendre son application.


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