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L’église de Poularies tourne une page, mais ouvre ses portes à la communauté

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La paroisse de Sainte-Rose s’apprête à tourner une page d’histoire à Poularies. Une dernière grande messe sera célébrée dimanche. Mais ce n’est pas la fin pour l’église presque centenaire qui ouvrira ses portes à la communauté avec le projet Transfo.

À 9 h 30, le 28 juin, c'est la dernière messe dans l'église comme on la connaît. Il va y avoir encore des célébrations, mais on va descendre à la chapelle au sous-sol à partir du 19 juillet, explique Évelyne Drouin, secrétaire-trésorière de la Fabrique de la paroisse de Sainte-Rose.

Une statue d'un homme qui dirige un radeau avec une perche, avec une malle et un baril sur l'embarcation, devant une église.

L'église Sainte-Rose, avec le monument érigé en 1984 pour rendre hommage aux pionniers de Poularies.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Elle aimerait bien voir une église bondée pour cette dernière grande messe, comme pour la messe du 100e, il y a deux ans.

Ce n’est pas sans nostalgie. On tourne une page… il faut célébrer ce changement. J’ai entendu dernièrement que lorsqu’on met fin à quelque chose, c’est pour le début d’autre chose. Je veux y croire. Je veux en faire une belle célébration vivante, qu’on se souvienne de la dernière messe qu’on a célébrée tous ensemble, parce qu’après ça, ça va être plus intime à la chapelle, précise Mme Drouin.

Évelyne Drouin pose dans l'allée centrale de la nef d'une église.

Évelyne Drouin, dans la nef de l'église Sainte-Rose à Poularies, entourée des bancs qui seront retirés après la dernière messe du 28 juin.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Les bancs d'église et les artéfacts religieux seront ensuite retirés. Certains seront récupérés pour la chapelle du sous-sol, qui est en processus d'agrandissement pour accueillir entre 50 et 60 fidèles. L’église pourra ainsi entamer sa seconde vie.

C'est parce que l'église à Poularies, on ne la ferme pas, on l'ouvre. On l'ouvre à l'ère d'aujourd'hui, on l'ouvre à la collectivité.

La Fabrique n’est tout simplement plus capable d’assumer les coûts d’entretien de l’église construite en 1927 à même les revenus de la quête et de la capitation. Elle a été mise en vente, mais elle n’a finalement pas trouvé preneur.

Une vue de face d'une église.

L'église Sainte-Rose à Poularies se situe au cœur du village.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Générer de nouveaux revenus

Consciente de la valeur patrimoniale et pour la communauté de l’église Sainte-Rose, qui trône en plein cœur du village, visible à des kilomètres à la ronde, la Fabrique a décidé de la garder. Mais pour ce faire, elle devra générer de nouveaux revenus avec le projet Transfo.

C’est important pour nous de la garder le plus longtemps possible, puis de l'entretenir. Chose que la Fabrique, juste par les moyens de la Fabrique, on ne pourrait pas y arriver. Alors, on a décidé d’être dans l’action. On a un comité des loisirs qui est proactif, qui va prendre une partie des locaux. Il va y avoir des jeunes qui vont nous soumettre des idées. On leur a demandé leur opinion, puis c’est vers ça qu’on va aller, indique Évelyne Drouin.

La nef et le choeur d'une église.

La nef et le choeur de l'église Sainte-Rose à Poularies vont changer passablement après la messe du 28 juin, alors que l'on retirera les bancs et les artéfacts religieux.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

C’est là qu’entre en scène le comité des loisirs de Poularies, Les Rassembleurs. Mis en place en début d’année, l’organisme s’installe au sous-sol et mettra l'église en valeur avec différentes activités.

On a pensé à un terrain de pickleball. On retire le filet, on installe des fauteuils, puis on a un cinéma. On voyait aussi probablement des soirées dansantes, soit des spectacles. On veut diversifier pour donner une seconde vie à ce bâtiment-là, affirme Myriam Godbout, qui est marguillière, conseillère municipale et responsable des loisirs à Poularies.

Des jeunes prêts à s’impliquer

Cette dernière croit que le projet Transfo a de bonnes chances de réussir. Une vingtaine de personnes, surtout des jeunes, ont exprimé le désir de s’impliquer lors d’une récente assemblée qui a attiré environ 70 des quelque 700 résidents du village.

Myriam Godbout pose devant la nef d'une église.

Myriam Godbout et son équipe du comité des loisirs Les Rassembleurs ont la tête pleine d'idées pour l'église de Poularies.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Moi, j’y crois. On est tous des gens dynamiques dans notre équipe. On croit à nos événements, à nos projets. On s’est aussi enregistrés au Registraire des entreprises et au fédéral, justement pour aller chercher des subventions pour pouvoir créer et modifier l’église en fonction de nos besoins et de nos projets, souligne Mme Godbout.

D’ailleurs, l’objectif de la Fabrique n’est pas de générer des revenus importants, mais suffisamment pour pouvoir chauffer et entretenir l’édifice.

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