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La MRC de La Haute-Côte-Nord sonde l’intérêt de la population pour établir un service d’autopartage sur le territoire. Cette nouvelle offre de service vise à mettre en place une plateforme à partir de laquelle les citoyens pourront louer leur véhicule ou le mettre en location.
Le sondage ouvert jusqu’au 15 septembre comporte sept questions. La population est invitée à y répondre via la page Facebook de la MRC La Haute-Côte-Nord.
Cette démarche était dans les cartons depuis un certain temps à la MRC, qui voulait trouver un moyen de favoriser un service de mobilité adaptée qui répondrait aux particularités régionales.
La conseillère en développement des communautés à la MRC de La Haute-Côte-Nord, Sophie Lavoie, indique d’entrée de jeu qu’il n’y a pas de données formelles sur les problématiques vécues par la population en lien avec la mobilité.
N’en demeure pas moins que ces enjeux ne cessent d’être relevés, particulièrement lors des journées de rencontres entre la MRC et ses partenaires.
Mme Lavoie évoque les grandes distances, l’absence de grands commerces et de ressources à proximité, notamment en santé.
« Ce qu’on voit, c’est que c’est difficile et, particulièrement, dans l’est du territoire. Ce qu’on peut faire collectivement à l’échelle du territoire, c’est de mettre en place ce genre de projet là qui permet à la population d’avoir accès à un véhicule à peu de frais », souligne-t-elle.
Fonctionnement
L’essentiel du fonctionnement de l’autopartage repose sur la possibilité d’emprunter une voiture dans un laps de temps donné.
De l’autre côté, les propriétaires d’automobiles décident de l’horaire de location de leur voiture. Le tout est encadré par l’organisme LocoMotion qui gère le fonctionnement à l’aide d’une application.
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« Souvent, c’est un gros frein pour prêter son véhicule et ils ont vraiment réussi à développer un produit au niveau des assurances qui fait en sorte que ça devient vraiment avantageux pour une personne de prêter son automobile », glisse Sophie Lavoie.
Le projet viendrait également avec son assortiment de règles et sa propre politique d’utilisation. Les usagers pourront mettre leurs propres règles en lien avec leur véhicule.
« Nous pouvons décider de la rémunération, si on accepte que les gens embarquent leur chien ou si on met une limite au nombre de kilomètres », nomme Mme Lavoie en exemple.
S’il voit le jour, le projet serait piloté en partenariat avec l’organisme LocoMotion. Photo Facebook
Un projet durable
On l’aura deviné, cette solution peut convenir à certaines tranches de la population qui ne possèdent pas de voiture, que ce soit une famille qui n’en possède qu’une ou des retraités qui en possèdent plusieurs.
« Ce n’est pas une solution qui va convenir à tout le monde, mais ça va quand même permettre de rejoindre certains groupes de la population de la Haute-Côte-Nord qui va donner une alternative à l’utilisation de l’automobile en solo », mentionne Sophie Lavoie.
Le projet est pensé pour que les fonds restent dans la communauté pour permettre que l’autopartage fonctionne de manière autonome, en couvrant les assurances et le fonctionnement de la plateforme.
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« Il y a d’autres plateformes qui permettent de générer des revenus, mais au niveau de LocoMotion, il faut voir que ça permet de mutualiser des frais d’entretien du véhicule, mais tout le reste est réservé à la communauté de la Haute-Côte-Nord », assure la conseillère.
Tous les moyens sont bons
Sophie Lavoie précise qu’un échéancier est hors de l’équation pour l’instant, mais estime tout de même quelques mois entre l’acceptation et le financement du projet et la première personne qui met le pied sur la pédale d’une auto empruntée.
« C’est un projet qui est long, mais qui va apporter des retombées et des impacts », avance-t-elle.
Questionnée à savoir si plusieurs services comme le covoiturage et l’autopartage peuvent coexister pour maximiser la mobilité, la conseillère y va par l’affirmative.
« D’autant plus que les enjeux de transport en Haute-Côte-Nord sont complexes, donc ça va nous prendre une diversité de moyens de se déplacer pour répondre aux besoins de tout le monde », termine Sophie Lavoie.


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