NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les Québécois ne mangent pas assez de fruits et de légumes et ils consomment trop de sel. C'est le premier constat d'une étude en cours à l'Université Laval et qui doit s'étirer sur 25 ans.
Amorcée en 2019, l’étude NutriQuébec suit les habitudes alimentaires de près de 8000 Québécois de tous horizons et serait la plus grande étude jamais réalisée sur le sujet sur l'alimentation au Québec .
Ce sont les données de la première phase de l’étude qui permettent aux chercheurs de tirer cette conclusion : seulement 36 % des adultes prennent leurs 5 portions ou plus de fruits et légumes recommandées par jour.
Ce n’est pas un projet moralisateur de dire "on n’est pas bons", mais c'est de montrer l'ampleur du défi de bien s'alimenter. Les gens savent c'est quoi, bien manger, [mais] c'est difficile à faire, explique Benoît Lamarche, chercheur responsable de NutriQuébec et directeur du Centre NUTRISS de l’Université Laval.
D'après des prévisions, une famille moyenne de quatre au Canada pourrait dépenser jusqu’à 17 572 $ pour se nourrir en 2026, c'est une hausse de 995 $ par rapport à 2025.
Une cible difficile à atteindre pour les plus vulnérables
Autre constat : le manque de fruits et légumes ne touche pas également toute la population. Si 40 % des Québécois atteignent la cible de 5 portions ou plus par jour, uniquement 10 % des personnes en situation d’insécurité alimentaire y parviennent.

Benoît Lamarche, chercheur responsable de NutriQuébec et directeur du Centre NUTRISS de l’Université Laval.
Photo : Radio-Canada / Camille Carpentier
Selon Benoît Lamarche, ces données devraient inspirer des mesures concrètes. Ça s'est fait ailleurs. Ce sont des mesures qui permettent de subventionner les aliments qui sont sains pour qu'ils coûtent moins cher, en particulier pour les populations plus vulnérables.
Il y en a qui vivent dans des endroits où ils n’ont pas de fruits et légumes à 5 kilomètres [...] donc c'est de rendre physiquement accessibles ces aliments-là, ajoute-t-il.

Le maximum quotidien de sel recommandé pour un adulte est de 2300 mg. 80 % des Québécois dépassent ce seuil.
Photo : iStock / iStockphoto
80 % des adultes consomment trop de sel
Mais les légumes ne sont pas le seul enjeu révélé par les premières données de NutriQuébec. Les chercheurs pointent aussi que 8 adultes sur 10 dépassent le maximum recommandé de 2300 mg de sodium par jour.
Tout le monde consomme trop de sel. Ça ne dépend pas de notre niveau d'éducation, de notre salaire, de l'insécurité alimentaire. Le sel est tellement partout que c'est systématique , déplore M. Lamarche.
Le problème avec le sel, c'est qu'il y en a tellement partout que c'est difficile de l'éviter. Des fois on en rajoute, on en rajoute, mais ce n'est pas là qu’est le problème principal. On en a dans les céréales [...], il y en a dans le pain, énumère-t-il en guise d'exemples.

Les chercheurs constatent aussi que 3 adultes sur 10 consomment moins d’une boisson sucrée par semaine.
Photo : Radio-Canada
Des données pour de meilleures pistes de solutions
L’espoir des chercheurs derrière le projet de NutriQuébec est de doter le gouvernement de données assez précises pour lui permettre d'opérer des changements efficaces.
Est-ce qu'on devrait, par exemple, mettre une taxe sur le sucre au Québec? Il y a des pays qui ont fait ça [et] ça a diminué la consommation de boissons sucrées. Mais après ça, qu'est-ce qu'on fait avec la taxe? Est-ce qu'on peut la réinvestir vers des populations plus vulnérables, subventionner des aliments sains?, demande Benoît Lamarche.
Selon lui, l’arrivée de la loupe nutritionnelle sur les emballages devrait déjà inciter les producteurs à modifier leurs recettes pour éviter d’avoir à afficher le logo sur leurs emballages, ce qui permettra probablement de faire diminuer les quantités de sodium dans certains aliments transformés, par exemple.
Il cite l'interdiction des gras trans, il y a quelques années, comme un exemple de mesure efficace.
Personne ne s’en est rendu compte dans le goût des aliments, mais on ne mange plus de gras trans! Ce qui est une excellente chose, conclut-il.


5 month_ago
26



























.jpg)






French (CA)