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FIGAROVOX/TRIBUNE - Lancée ce mercredi 10 juin à l’initiative d’Alexandre Jardin, l’application numérique «Référendum Citoyen» permettra aux Français majeurs de se prononcer directement sur les grandes questions politiques actuelles, expliquent les sept concepteurs du projet*.
Passer la publicité Passer la publicitéLe 10 juin 2026 pourrait rester comme une date singulière dans l’histoire démocratique française. Non parce qu’un nouveau parti apparaît. Non parce qu’un homme providentiel surgit. Mais parce qu’un outil inédit est mis entre les mains de chaque citoyen : l’application Référendum Citoyen.
Pendant des décennies, les Français ont voté pour désigner leurs représentants, puis ont regardé les décisions se prendre sans eux. Entre deux élections, leur voix disparaissait. La déconnexion s’est installée, creusée. Les bureaucraties ont confisqué leur volonté. Le judiciaire s’y est mis. L’Europe a aggravé la dépossession. Beaucoup ne se sentent même plus en démocratie - quand ils votent encore. Les jeunes ont déserté les urnes. Entre le sondage, qui mesure des opinions sans conséquence, et le référendum officiel, devenu exceptionnel (vingt ans sans référendum), il n’existe pratiquement rien. Ce vide démocratique abyssal a fini par produire un sentiment largement partagé : celui de ne plus compter. Qui décide du prix de l’énergie ? Du coût des carburants ? Des arbitrages entre dépenses publiques et pouvoir d’achat ? De l’organisation du système de santé ? Des restrictions de circulation ? Pas les citoyens. Ils en supportent les conséquences, règlent la facture mais restent à la porte des choix qui structurent leur quotidien.
L’application Référendum Citoyen naît de ce constat. La dépossession de nos vies ne peut plus durer. Pour la première fois en France, une application permet à chaque citoyen majeur de voter directement sur des questions d’intérêt général, dans un cadre indépendant de l’État, avec trois garanties essentielles : un vote unique, un vote anonyme et un résultat vérifiable par tous. L’ambition est simple : on se compte pour compter. L’innovation n’est pas seulement politique. Elle est aussi technologique. Grâce à la lecture sécurisée du passeport biométrique, chaque participant prouve son droit de vote sans transmettre ses données personnelles. Grâce aux technologies cryptographiques les plus avancées, personne ne peut relier un vote à une identité. Grâce à un registre public distribué et pouvant faire l’objet d’un audit, chacun peut vérifier l’intégrité du résultat.
Dans une époque où la défiance envers les institutions atteint des sommets, cette évolution est majeure.
Autrement dit, la confiance n’est plus fondée sur une promesse. Elle repose sur la vérification de tous. Le code de Référendum Citoyen est en open source : transparent. Dans une époque où la défiance envers les institutions atteint des sommets, cette évolution est majeure. Car le véritable enjeu n’est pas de savoir qui a raison sur telle ou telle question. Le véritable enjeu est de permettre au peuple de répondre lui-même. Sans filtre. L’application Référendum Citoyen ne défend aucune idéologie. Elle ne dit pas aux Français ce qu’ils doivent penser. Elle leur demande ce qu’ils pensent réellement. En les tenant en haute estime. Depuis trop longtemps, la démocratie française fonctionne principalement comme une délégation. Tous les cinq ans, les citoyens remettent les clés : un chèque en blanc. Ensuite, ils attendent. Déchantent, se révoltent ou boudent les urnes. Référendum Citoyen introduit une logique pacificatrice : la participation continue. Une démocratie où le peuple ne disparaît plus entre deux scrutins. Une démocratie où les citoyens peuvent exprimer une volonté collective sur des sujets précis, documentés, argumentés, qui les concernent.
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Les quatre premières consultations portent ainsi sur des questions concrètes : le coût fou des carburants à la pompe, la facture d’électricité exorbitante, l’avenir du système de santé en péril et les Zones à Faibles Émissions. On peut être pour ou contre chacune des propositions soumises au vote. C’est l’intérêt du dispositif. Aucun résultat n’est écrit d’avance. Aucune réponse n’est imposée. Seule compte la volonté exprimée par les citoyens eux-mêmes. Ce que les représentants en font devient leur responsabilité. Cette révolution est silencieuse mais profonde. Pendant des siècles, la démocratie a été liée à un lieu physique : l’agora, la mairie, le bureau de vote. Désormais, chacun peut participer depuis son téléphone avec le même niveau d’exigence démocratique que celui attendu d’un scrutin traditionnel. La technologie, souvent accusée d’éloigner les citoyens de la vie publique, devient ici l’instrument de leur retour.
Certains diront qu’une application ne changera pas la France. Ils ont raison. Une application, à elle seule, ne change rien. Ce qui change tout, en revanche, c’est lorsqu’un peuple découvre qu’il dispose enfin d’un moyen crédible, sécurisé et transparent pour faire entendre sa voix. Fermement. Massivement. Depuis son canapé. L’histoire des démocraties progresse rarement par des discours. Elle progresse lorsqu’un nouvel outil rend possible ce qui ne l’était pas auparavant. Le bulletin de vote a changé la démocratie. Le suffrage universel l’a changée. Le référendum à coût infime va la changer. Aujourd’hui, Référendum Citoyen - téléchargeable sur toutes les plateformes - ouvre une nouvelle étape : celle de la démocratie accessible partout, à tout moment, par tous. La démocratie n’est plus seulement dans les institutions. Elle est désormais dans votre poche. La vraie : celle qui nous inclut tous.
*Signataires :
Alexandre Jardin
Robinson Jardin
Alexis Roussel
Frédéric Bizard
Benoit Perrin
André Merlin
Laurent Jaoul


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