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  • Grève du personnel du laboratoire Biogroup : le nombre d’analyses divisé par quatre à ...

Ils sont en colère et ont tenu à le faire savoir. Ce lundi 4 mai, une vingtaine de membres du personnel du laboratoire Biogroup de Lons-le-Saunier a répondu à un appel national à la grève. Ils déplorent ce qu’il se passe au niveau local. En l’espèce : la baisse annoncée du nombre d’analyses réalisées à Lons.

Vincent Durand - Hier à 06:00 | mis à jour hier à 15:35 - Temps de lecture :

Sur les pancartes on pouvait lire de messages tels que « pas besoin de microscope pour voir le problème » ou bien encore « biologie médicale en danger ».  Photo Vincent Durand Sur les pancartes on pouvait lire de messages tels que « pas besoin de microscope pour voir le problème » ou bien encore « biologie médicale en danger ».  Photo Vincent Durand

Le mouvement est certes national, mais le personnel de Lons-le-Saunier avait des revendications bien locales. Et un mot d’ordre en tête : « la défense des laboratoires de proximité ». Ce lundi 4 mai, entre midi et quatorze heures, près de vingt salariés du laboratoire Biogroup , essentiellement des femmes, étaient réunis devant le siège de la Caisse primaire d’assurance-maladie de Lons.

Certaines étaient en grève, d’autres avaient fait le choix de débrayer deux petites heures. Le temps d’exprimer un ras-le-bol et de dénoncer les récentes annonces.

« Les patients n’auront plus leur résultat à J zéro »

« Il y a quelques jours, on nous a dit que le nombre d’analyses effectuées sur place allait être divisé par quatre », s’insurgent plusieurs d’entre elles. Si elles n’étaient pas en mesure de préciser le nombre annuel que cela représente, une salariée indique qu’il y a près de « 600 dossiers par jour ». Derrière ce changement d’ampleur qui semble s’annoncer , les grévistes s’alarment de « délais rallongés pour les patients », puisque les analyses pourraient être réalisées à Besançon. « Les patients n’auront plus leur résultat à J zéro, où alors très tard dans la nuit », abonde une autre salariée.

« C’est de pire en pire »

Elle tient à rappeler que depuis octobre 2025, « nous ne faisons plus les analyses bactériologiques, ni celles concernant la Trisomie 21, ni les spermogrammes, c’est de pire en pire », lâche-t-elle. Idem pour les infirmières qui sont passées de dix à huit, « sans que ces postes ne soient remplacés ».

Sans compter que moins d’analyses à Lons-le-Saunier équivalent à des postes en moins. « On va passer de 11,27 équivalents temps plein à 3,5 », assure une autre salariée, toujours sous couvert d’anonymat.

D’autres préfèrent ne pas s’avancer sur d’éventuels chiffres, mais restent inquiètes  : « Ils nous ont dit qu’il n’y aurait pas de suppression de postes, certains seraient peut-être transférés vers d’autres établissements du groupe », croit savoir l’une d’entre elles. Toutes et tous sont en revanche unanimes : « C’est la qualité qui est sacrifiée et les patients qui sont mis en danger ».

Le Progrès a tenté de joindre par téléphone, par mail et via l’espace « Contact presse » la société Biogroup, qui n’a pas répondu dans le temps imparti à la publication.

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