D’apparence, rien n’a changé: pianotez une destination sur le clavier de votre téléphone, patientez quelques minutes et vous vous ferez conduire de la Gravière à Saint-Jean, de l’aéroport à Thônex, du Grand Théâtre à Meyrin. Sur la banquette arrière, Uber est toujours Uber. L’intrigue se noue à l’avant. «C’est de l’arnaque!» tempêtait Mamadou derrière le volant de sa Tesla jeudi dernier. Comme plusieurs centaines d’autres, le chauffeur genevois risque d’être déconnecté de la plateforme ce lundi.
L’affaire est complexe, mieux vaut attacher sa ceinture. Comme Le Temps l’expliquait fin janvier, des centaines de petites Sàrl de chauffeurs VTC sont menacées de disparition. En raison d’une décision du Tribunal fédéral, toutes les entreprises partenaires d’Uber doivent se plier aux exigences de la loi sur le service de l’emploi et la location de services (LSE) depuis le 1er février. Or, ces exigences – il faut disposer d’une importante garantie financière et que le responsable soit titulaire d’un CFC notamment – sont impossibles à remplir pour les nombreux conducteurs qui ont monté leur mini-entreprise. Ils avaient jusqu’à la fin du mois pour se mettre en conformité.


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