Selon les informations d’Europe 1, le terroriste des attentats du 13-Novembre, seul membre encore en vie du commando meurtrier, a vu son pourvoi en cassation écarté par le Conseil d’Etat. Il réclamait un assouplissement de ses conditions de détention : fin de l’isolement, accès aux unités de vie familiale, suppression des fouilles intégrales.
Son pourvoi en cassation ne sera pas débattu en audience. Le Conseil d’Etat a rejeté la semaine dernière le pourvoi de Salah Abdeslam qui réclamait un assouplissement de ses conditions de détention. Dans leur décision du 10 juin dernier, qu’Europe 1 a consultée, les juges du Palais-Royal ont opposé une fin de non-recevoir à Salah Abdeslam qui contestait une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Lille, lequel avait déjà rejeté sa demande le 28 août 2025. Son pourvoi n’a pas franchi le filtre de l’admission en cassation, le Conseil d’Etat l’ayant écarté par une ordonnance de tri, considérant que les moyens du pourvoi n’étaient pas fondés.
Le terroriste, incarcéré à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), contestait son régime d’incarcération et entendait "mettre fin à l’indignité de ses conditions de détention". Parmi ses doléances, il voulait sortir de l’isolement, faire retirer la grille de métal installée sur le caillebottis de la fenêtre de sa cellule, avoir accès aux unités de vie familiale, faire supprimer les réveils nocturnes par les surveillants ainsi que les mesures de menottage systématique et de fouilles intégrales. Il réclamait par ailleurs 200 euros par jour de retard à compter de la décision de justice.
Envoyer "deux ou trois gars" pour faire "une catastrophe"
Le seul membre encore en vie du commando du 13-Novembre, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, reste donc à l’isolement. Décision judiciaire qui intervient quelques jours après une autre validation par la justice, celle du maintient des restrictions pour ses parloirs. Le djihadiste avait demandé de lever le dispositif de séparation par hygiaphone au parloir qui lui est actuellement imposé.
Le 10 juin, le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande. Le juge des référés ayant pris en compte de nouveaux éléments apportés par l’administration pénitentiaire. Selon elle, Salah Abdeslam avait demandé le 4 avril à un autre détenu placé à l’isolement si ce dernier pouvait lui trouver l’adresse du directeur de la prison de Vendin-le-Veil dans le but d’envoyer "deux ou trois gars" pour faire "une catastrophe" et sans "vouloir attendre 2086".


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