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Dans un contexte de tension persistante sur l’offre locative, de difficultés d’accès à la propriété et de pouvoir d’achat immobilier contraint, les parcours résidentiels se figent progressivement.
Caroline Chaloin - Aujourd'hui à 17:27 - Temps de lecture :
Une étude * menée par Maslow.immo, plateforme spécialisée dans l’investissement locatif dans le neuf et l’ancien récent, révèle que les locataires restent désormais beaucoup plus longtemps dans leur logement.
Sans se réjouir de cette situation qui a pour cause des parcours résidentiels figés, la stabilité peut être une opportunité pour un investissement, une faible vacance locative assurant notamment une régularité de revenus.
Des parcours résidentiels bloqués
En six ans, la durée moyenne d’occupation d’un logement par son locataire a progressé de 33 %, passant de 28,3 mois en 2019 à 37,6 mois en 2025, soit 9,3 mois supplémentaires.
« Cette évolution ne traduit pas un simple effet conjoncturel lié au Covid. Si le confinement a temporairement gelé les mobilités au printemps 2020, les sorties locatives ont rapidement retrouvé leur niveau habituel, avec même un pic de rattrapage en 2021. L’allongement des durées apparaît surtout à partir de 2023, dans un calendrier qui coïncide avec la remontée des taux d’intérêt et le durcissement de l’accès au crédit immobilier », souligne l’étude de Maslow.immo. Une partie des ménages qui auraient pu accéder à la propriété il y a quelques années restent aujourd’hui locataires plus longtemps.
Surtout dans les zones tendues
L’allongement des durées de location est particulièrement marqué dans les zones les plus tendues. En zone A, la durée moyenne d’occupation progresse de 31,3 %, passant de 27,4 mois en 2019-2020 à 36 mois en 2024-2025. En zone A bis, elle atteint désormais 43,7 mois en moyenne.
« Dans les zones tendues, changer de logement signifie souvent accepter un loyer plus élevé, supporter des frais de déménagement et prendre le risque de ne pas retrouver un bien équivalent », indique l’étude.
Les logements familiaux concernés
La typologie du logement joue également un rôle déterminant. Les studios et T1 restent relativement stables, avec une hausse limitée de 2,7 mois sur la période. À l’inverse, les T2, T3 et grandes typologies connaissent une progression beaucoup plus nette.
Les T3 passent ainsi de 31,6 mois en moyenne en 2019-2020 à 39,5 mois en 2024-2025. Les T4 et plus atteignent même 47,5 mois en moyenne, soit près de quatre ans d’occupation.
La durée d’occupation des logements, un critère pour les investisseurs
Dans un marché immobilier plus sélectif, l’investissement locatif ne peut plus être analysé uniquement à travers le rendement brut, selon Maslow.immo : « La durée d’occupation des locataires devient un critère stratégique, car elle influence directement la vacance locative, la régularité des revenus et la gestion du bien. »
Un locataire qui reste plus longtemps permet de réduire les périodes de relocation, les frais de remise en location et l’incertitude liée au changement d’occupant. Pour les investisseurs, cette stabilité peut contribuer à sécuriser le projet.
« L’enjeu, pour un investisseur, n’est pas seulement de chercher le rendement le plus élevé. Il faut comprendre la profondeur du marché locatif, la typologie de la demande et la capacité du bien à répondre à un besoin durable. Un logement bien situé, adapté à son marché et occupé sur une longue durée peut offrir une vraie sécurité patrimoniale », indique Pierre-Emmanuel Jus, directeur délégué de Maslow.immo.


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