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Des hommes politiques et le gouvernement ont commémoré la rafle du Vel’ d’Hiv’ pour se donner des couleurs d’antisémites et ne pas rater une occasion de rappeler la collaboration dont Marine Le Pen serait l’héritière.
Je vais commémorer la collaboration à ma façon, en publiant la vérité. Âmes sensibles de gauche, abstenez-vous, la lecture de cet article pourrait vous être fatale. Si vous en réchappez, Macron ne pourra plus vous empêcher de voter Le Pen.
Contrairement à la fable apprise dans les écoles et les bobards distribués par la boîte à mensonges, les collabos ont été très majoritairement de gauche.
Je vous invite à lire entièrement cet article :
Un paradoxe français : antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance
Au fur et à mesure que j’avançais dans cet article, je faisais des copier-coller de la liste des noms de la gauche collabo. Ça aurait allongé terriblement mon article inutilement en n’en donnant qu’une toute petite partie tellement la liste est longue. J’ai préféré vous donner quelques passages, vous apportant une idée des recherches, témoignages, références, analyses et conclusions.
Spécialiste de l’antisémitisme, Simon Epstein a constitué au fil des ans un socle informatif considérable sur les itinéraires contrastés de deux catégories de Français : ceux qui protestèrent contre le racisme et l’antisémitisme dans les années 1920 et 1930 avant de s’engager dans la Collaboration ; et ceux qui exprimèrent une hostilité ou un préjugé à l’égard des Juifs, puis qui se retrouvèrent, l’heure venue, dans la Résistance.
Professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem, Simon Epstein travaille depuis plusieurs décennies à l’étude de la vie politico-littéraire française. Mais c’est en historien du paradoxe que son nom est apparu ces dernières années sur le devant de l’actualité historiographique.
La France de Vichy abonde en anciens philosémites et amis de la LICA : on les trouve au gouvernement, au conseil national, dans la diplomatie, dans l’administration.
Simon Epstein donne une très longue liste de collabos socialistes, communistes, syndicalistes. Je n’ai pas pu m’empêcher d’en relever deux dans les premiers d’une longue liste, pour notre plaisir à tous.
François Chasseigne (1902-1977), dirigeant des Jeunesses communistes, est un militant antimilitariste et anticolonialiste, ce qui le conduira à faire de la prison. Il est « ami de la LICA » en 1936, il rejoindra les « amis de la Waffen-SS » en 1944. Il devint ministre de l’Agriculture et du Ravitaillement de Vichy.
René Bousquet (1909-1993), radical-socialiste, proche de Roger Salengro, occupant après la victoire électorale de la gauche en 1936 un poste stratégique, il jouera un rôle important dans la déportation des Juifs de France. Il a traqué, fait arrêter et torturer des centaines de Français. Ami de Mitterrand et de Pierre Laval (SFIO, fusillé à la libération.)
Ainsi, Simon Epstein constate que le gouvernement de Vichy compte dans ses rangs plus d’ex-philosémites que d’ex-antisémites, que les anciens du combat antiraciste furent nombreux au Rassemblement National Populaire et à la direction du (PPF), Parti Populaire Français, que certains s’engagèrent dans les Waffen-SS ; Simon Epstein rappelle que les antisémites abondent dans la Résistance, aussi bien dans les réseaux et les maquis qu’à Londres ou à Alger..
Rassemblement National Populaire : Créé en 1941 par le socialiste Marcel Déat, le RNP était le deuxième plus grand parti collaborationniste français, derrière le PPF de Jacques Doriot. Le PPF devient antisioniste et favorable aux musulmans d’Algérie : il demande la protection de la langue arabe, la création d’écoles coraniques. Le docteur Djilali Bentami est le chef des sections musulmanes du PPF.
Rassemblement National Populaire de Jacques Doriot : D’abord dirigeant communiste, il devient anticommuniste et dirige le PPF. Les anciens communistes et l’extrême gauche maîtrisent le PPF ; à sa création, le directoire du PPF comprend 7 membres : 6 sont d’anciens communistes.
Remarques sur l’origine politique des collaborateurs :
Simon Epstein affirme : « Au total, les originaires de la gauche et de l’extrême gauche sont dominants au RNP et au PPF, qui sont les deux grands partis du pro-nazisme français. Ils forment la totalité des militants du POPF et de toutes les organisations du collaborationnisme prolétarien. Ils s’implantent au MSR. Ils sont présents en bonne position, et en quantité non négligeable, à la Milice, à Je suis partout et aux Waffen-SS. »
De nombreux militants du PPF, du RNP et du POPF proviennent de la gauche. Il en va de même de toutes les structures de la collaboration ouvrière et socialiste : Ligue de la pensée française, Comité ouvrier de secours immédiat, groupe France-Europe. Les dirigeants, animateurs, idéologues, militants ou adhérents de ces groupements sont presque tous des gens de gauche, qui continuent de se réclamer, pour la majorité d’entre eux, de leur appartenance première. Le groupe Collaboration est pour sa part doté d’un président-fondateur venu du pacifisme, d’un animateur formé à la SFIO, aux Auberges de jeunesse, au Front Populaire. Des personnages importants de la Milice ont fait leurs classes dans les rangs de la gauche : le second de Darnand, Francis Bout de l’An, venu de la Ligue d’action universitaire républicaine et socialiste, François Gaucher, qui fut socialiste, Roger Poisson venu du parti socialiste ouvrier et paysan plus à gauche que la SFIO. Simon Epstein remarque que plus la milice se nazifia, notamment lors de sa fusion dans la division SS Charlemagne, plus elle se proclama européenne, plus les chefs miliciens venus de la gauche et de l’extrême gauche prirent le pas dans l’organisation.
Résistance. Concernant les antisémites issus de l’extrême droite : « Leur poids n’excède pas celui des communistes, mais dépasse largement celui des anciens de la SFIO et du parti radical. Si l’on se place avant le 22 juin 1941, c’est-à-dire avant l’entrée massive des communistes dans la Résistance, à la suite de l’attaque allemande contre l’URSS, leur poids relatif s’accroît encore. Le poids de l’extrême-droite est considérable dans la résistance non communiste. Replacé dans la Résistance des débuts, quand il n’y avait personne ou presque, leur apport est crucial. » (Voir la longue liste des personnalités d’extrême droite qui ont combattu dans les maquis.)
Simon Epstein décrit dans le Vichy 1940-1941 une tentative pour exonérer la gauche et accabler la droite, tentative qu’il passe de nombreuses pages à analyser et réfuter. Selon Simon Epstein, ce n’est pas parmi les cohortes de l’ultradroite que l’on trouve les partisans de la collaboration dans les années 1940 mais parmi les partisans du rapprochement franco-allemand dans les années 1920 et 1930. Simon Epstein critique l’idée que « toutes les droites » entourent Philippe Pétain. En fait, autour du Maréchal, on trouve « de la même manière et en grand nombre, des anciens communistes, des anciens socialistes de toute tendance, des anciens radicaux et non des moindres ». On trouve aussi à Vichy beaucoup de dreyfusards et en beaucoup plus grand nombre que les antidreyfusards.
Simon Epstein constate qu’il est un point commun entre Darlan (tué par Bonnier de la Chapelle) et Laval et Déat (blessés par Paul Colette) : deux jeunes patriotes venus de l’extrême droite tirent sur trois grands chefs de la collaboration issu de la gauche, républicaine pour Darlan et socialiste pour Laval et Déat.
1/ Pour le vote des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain le 10 juillet 1940 (source détaillée, ici les 80 ayant voté non).
- il y avait 907 parlementaires en 1939 et 846 le jour du vote en raison de la déchéance du mandat de 61 communistes.
- il y avait 669 députés et sénateurs présents.
- 80 parlementaires refusèrent, 20 s’abstinrent ; 569 acceptèrent (soit près de 88 % des exprimés et 63 % des parlementaires ; 84 % des députés présents et 87 % des sénateurs).
- 294 députés et sénateurs du Front populaire (moins les communistes, collabos) et 275 parlementaires dits de droite.
- Il y a eu 21 ministres et secrétaires d’État SFIO dans 4 gouvernements de la Chambre du Front populaire. après (un très long) pointage, voici leur devenir : sur les 569 qui acceptèrent, on comptait 294 députés et sénateurs du Front populaire (moins les communistes) et 275 parlementaires dits de droite.
La raison principale pour laquelle René Bousquet n’a jamais été jugé tient sans doute à de tout autres raisons, à savoir les relations étroites qu’il entretenait depuis la guerre dans différents milieux haut-placés, et notamment avec François Mitterrand. Il faut réécouter l’interview que ce dernier avait accordée à Jean-Pierre Elkabach en 1994.
Daniel Faguet





























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