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Il a 50 ans, elle à peine 15 ans : un homme jugé pour agressions sexuelles sur la copine de sa fille en Loire-Atlantique

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Un père de deux enfants a été condamné mardi 11 août 2026, ayant reconnu des attouchements sexuels sur l'amie de sa fille alors âgée d'à peine 15 ans au Croisic (Loire-Atlantique).

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Le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire rendra son jugement le 2 juin dans cette affaire de violences sur fond d'infidélité

L’affaire a été jugée devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) ©Echo Presqu’île

Par Rédaction Guérande Publié le 13 août 2026 à 18h16

Il est né en 1976, elle en 2011.

Mardi 11 août 2026, lui est à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Nazaire pour répondre d’agression sexuelle sur mineure.

Absente, l’adolescente est représentée par sa maman.

Elle était amie avec la fille du quinquagénaire et aimait beaucoup être accueillie à leur domicile. La maman étant décédée en 2020, le papa élevait seul sa fille et son frère au Croisic (Loire-Atlantique), tous les deux, comme la victime, étant collégiens dans une Ulis (Unité localisée pour une inclusion scolaire).

« Je savais que c’était interdit »

Au printemps dernier, la fille a réalisé que la copine qu’elle avait présentée à son père fin 2024 s’intéressait plus à lui qu’à elle, voire ne dormait plus avec elle, mais avec le quinquagénaire, et les a même surpris dans la chambre.

Elle a cherché dans le téléphone paternel, découvrant des messages amoureux et sexualisés dont elle a fait des captures d’écran.

Des messages que le mis en cause demandait à la victime d’effacer. Le dernier mentionnait :

 » Es-tu prête à aller plus loin avec moi ? « 

Auditionnée, la mineure a déclaré qu’elle était amoureuse, qu’il ne l’a pas forcée.

Selon la présidente, elle aurait minimisé leurs relations : « Des attouchements sur le sexe, dessus ou dessous les vêtements ».

En garde à vue, le prévenu avait déclaré « avoir voulu l’aider, la valoriser… »

Lors de son procès, il a admis : « Je savais que c’était une relation interdite, je n’ai pas su m’arrêter avant que cela ne dégénère ».

À l’audience, il admet : « Oui, je reconnais l’avoir touchée, entre fin avril et début juin, une dizaine de fois… »

La présidente l’interroge : « Et si votre fille ne vous avait pas dénoncé ? » Le Croisicais répond : « Ma vie était compliquée avec mes enfants handicapés, elle ne me jugeait pas comme un père, mais comme un héros… »

Au cours des débats, il a toutefois confessé : « Je n’ai pas trop d’explications, je l’ai fait et cela me révolte. C’est une grave erreur que je ne peux pas réparer ».

De son côté, la maman a avoué ses « faiblesses » : « A la maison, ce n’était pas toujours drôle, elle voulait toujours aller là-bas… je me doutais mais je n’arrivais pas à y croire ».

Elle pense qu’ils se voient toujours, ce que nie le mis en cause, et ajoute : « Ma fille ne comprend pas que c’est mal. Aujourd’hui, elle est dans le flou ».

« Aujourd’hui, je suis perdue »

« Il ne voulait pas que je sois avec un garçon de 19 ans, et lui, il était avec ma copine ».

Cette phrase de la fille du prévenu ouvre les réquisitions de la procureure qui continue sur ses déclarations : « Je n’avais jamais eu une bonne copine comme elle, aujourd’hui, je suis perdue, je me force à sourire ».

Une magistrate persuadée que pour lui « c’était sexuel, non affectif ». Elle reprend ensuite des phrases de l’homme : « Les caresses sur ton sexe t’ont fait plaisir… c’est trop bon mon amour… Le plus dur, c’est qu’on est dans l’interdiction »

Et également : « La sentant fragile, j’avais peur de lui dire stop ».

Elle estime qu’ils échangeaient environ 75 messages par jour. Elle insiste sur les failles narcissiques du Croisicais qui « voulait être valorisé et la valoriser ». Et requiert quatre ans de prison dont trois avec sursis probatoire. Sachant que la victime est née en juin 2011, l’avocate de la défense soulève qu’à quelques semaines près, la jeune fille aurait eu l’âge de la majorité sexuelle.

Malgré la plaidoirie appuyée de Me Mahaut Vançon, le tribunal prononce une peine de trois ans dont deux avec sursis probatoire.

Le prévenu devra suivre des soins et a interdiction de tout contact avec la victime.

Il ne pourra pas travailler en présence de mineurs pendant sept ans. Il devra verser 2 000 € de préjudice moral à la maman de la victime en qualité de représentante légale de sa fille.

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