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Un immeuble situé dans l’hypercentre de Toulouse est visé par un arrêté de mise en sécurité. Le syndicat de copropriété doit réaliser des travaux définitifs sous 12 mois.
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Par Jade David Publié le 13 août 2026 à 18h18
La mairie de Toulouse a placé un immeuble du centre-ville sous arrêté de mise en sécurité. Ce bâtiment, datant de 1950, vieillirait depuis plusieurs années sans que personne ne le répare. Le 25 septembre 2024, la municipalité avait préalablement envoyé un courrier d’avertissement au syndicat de l’immeuble concernant les « désordres structurels » du bâtiment. Le 2 décembre 2025, un expert était ensuite venu examiner l’immeuble, et le constat n’était déjà pas des plus positifs.
Qu’est-ce qui cloche ?
L’expert spécialisé en structures s’est déplacé au 87, rue Pargaminières, dans l’hypercentre de Toulouse, le 2 décembre 2025. Lors de cet examen de l’immeuble, il a identifié plusieurs problèmes. Tout d’abord, l’état des canalisations est inconnu de tous. Il précise qu’il faudrait y faire passer une caméra, jusqu’à leur évacuation sur les réseaux publics, pour en connaître leur été ; ce qui n’a jamais été fait.
Ensuite, toutes les structures portantes ont suscité l’intérêt de l’expert. Ce qui peut inquiéter, surtout après les effondrements de plusieurs immeubles à quelques rues de là. Les fondations sont en mauvais état, les murs porteurs ont des fissures, certains planchers pourrissent, les murs mitoyens ne sont pas rénovés et les balcons sont abîmés et dangereux. Même chose pour les fenêtres, les nez des balcons et les maçonneries.
L’humidité, le nerf de la guerre
Un fort taux d’humidité a également été constaté. Des taches d’humidité montent du sol par les murs – comme si les murs buvaient l’eau du sous-sol. Il y a également des réservoirs d’eau souterraine, sous des puits de jour. La fuite d’un de ses réservoirs pourrait pourrir les fondations du bâtiment. Leur fermeture et leur nettoyage sont requis.
Même si ces réservoirs d’eau n’ont pas encore fui, du bois pourri a été découvert dans les poutres. Après analyse d’un échantillon du bois, un champignon a été retrouvé. Ceci explique le bois pourri et indique une forte présence d’humidité. Malgré tout ça, il manque des ventilations dans certaines pièces, ce qui accélère le développement de la moisissure.
L’action du syndicat
Dans cet arrêté, publié le mardi 11 août 2026, la mairie précise que le syndic a envoyé un mail au service I.M.R. (Immeuble Menaçant Ruines) le 24 juillet 2026 avec une synthèse des actions engagées depuis l’expertise. Le syndicat ADL Immobilier aurait alors envoyé des « devis en lien avec des prestations diverses ». Seul point noir : le détail des travaux n’est pas défini et le planning montre que rien ne commence avant le mois de novembre 2026.
Des actions insuffisantes pour la mairie, qui considère que les démarches ne sont pas assez rapides, d’autant plus vis-à-vis du manque de sécurité du bâtiment.
Les travaux attendus
Le syndicat ADL Immobilier doit donc se charger des travaux, au nom de tous les copropriétaires, et ils ont exactement 12 mois pour les réaliser, à compter du mardi 11 août. Il va falloir faire passer une caméra dans les canalisations, pour pouvoir ensuite les réparer et changer les tuyaux pourris. Les fosses septiques devront, quant à elle, être nettoyées et fermées.
Toutes les structures du bâtiment devront également être réparées, et une vraie ventilation devra être installée dans l’appartement concerné. Enfin, le bois pourri devra être remplacé, et le reste traité contre les champignons et les insectes.
Risque de sanctions
Si les copropriétaires ne respectent pas cet arrêté dans les délais fixés, ils seront redevables d’une astreinte, qui se traduit par une amende quotidienne, pouvant monter jusqu’à 1 000 € par jour de retard. Sinon, la mairie peut décider de faire les travaux elle-même, via des entreprises, et envoyer la facture à la copropriété. Cette dernière inclut les coûts réels, ainsi qu’une augmentation de 8 % en frais de gestion.
Quant aux locataires, pas de panique, ils sont protégés par la loi. Le loyer doit arrêter d’être dû à partir du 1er du mois suivant l’affichage de l’arrêté – ici le 1er septembre – et ce, jusqu’au premier jour du mois qui suit l’arrêté de mainlevée. Le propriétaire doit également les reloger pendant les travaux, auquel cas, la mairie s’en chargera et donnera la facture aux propriétaires.
Des travaux avancés de deux mois
Le syndicat ADL Immobilier indique avoir bien prévenu tous les copropriétaires et que les études sont en cours. « Nous devrions avoir plus d’avancées quant aux travaux et plus d’informations, à la rentrée », précise le syndicat à Actu Toulouse.
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