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L'onde de choc provoquée par le décès du célèbre commentateur sportif Rodger Brulotte est ressentie jusqu'à Trois-Rivières.
Rodger Brulotte était président de la Ligue de baseball junior élite du Québec. C’est de cette façon qu’il a côtoyé Réal Lajoie, vice-président administratif de la Ligue. Ce dernier gardera le souvenir de quelqu’un de profondément engagé dans la promotion du baseball.
C’est d’ailleurs à la demande de M. Brulotte que Réal Lajoie, qui allait prendre sa retraite, avait récemment consenti à prolonger son mandat pour deux ans supplémentaires. Il note que Roger Brulotte était constamment sollicité et qu’il disait rarement non à des invitations.
Je pense que lui, il voulait que la popularité du baseball augmente de plus en plus. Quand je lui avais demandé s’il voulait être président d’honneur d'un tournoi à Trois-Rivières, il n'avait même pas hésité. Il avait dit : “Oui, mais écoute, moi, je reste à Terrebonne, faut que je descende.” Il était venu quand même quatre fois au tournoi, un jeudi soir, puis les fins de semaine. Quand il était là-bas, les jeunes étaient tous après lui, tout le monde le connaissait, raconte M. Lajoie.
Sa grosse force, c'est qu’il était accessible à tout le monde.
Monsieur Baseball
Le commentateur et ex-entraîneur Michel Bergeron, de son côté, est atterré par le décès de Rodger Brulotte. Les deux hommes étaient amis depuis plus de 60 ans.
Michel Bergeron l'a régulièrement visité dans sa chambre d'hôpital au cours des six derniers mois. Ce qu’il retient de Rodger Brulotte est sa grande accessibilité et son dévouement pour la cause du baseball.
Rodger, ç’a été Monsieur Baseball. Même ceux qui aimaient plus ou moins le baseball trouvaient un plaisir à l’écouter. C’est la façon dont il s’exprimait, sa façon dont il décrivait un coup de circuit, c’est le fameux “Bonsoiiir, elle est partiiiie!”. C’est légendaire. Ça appartient à Rodger, il n’y a personne qui a le droit de se servir de ça, fait remarquer Michel Bergeron.
Des souvenirs et des anecdotes
Rodger Brulotte ne passait jamais par Trois-Rivières sans appeler et éventuellement s’arrêter au restaurant d’un autre grand ami, Jean-Yves Descormiers. De toutes sortes de façons, le commentateur sportif aimait rendre service. Il en a eu l’occasion au moment où son ami trifluvien cherchait un cardiologue.
Il m’avait dit : “Laisse-moi m’occuper de ça.” Il me rappelle le lendemain et il avait déjà trouvé un cardiologue. Plusieurs fois que j’ai demandé des services de même… Il connaissait tout le monde, explique Jean-Yves Descormiers.
Pour sa part, le président des Aigles de Trois-Rivières, René Martin, se rappelle avoir un jour été interpellé en pleine rue à Montréal par Rodger Brulotte, qui voulait simplement l’inviter à manger.
On est sur un coin de rue et Rodger me crie, bord en bord de la rue : “Hey, Martin!” Je n’entendais rien, donc il m’appelle sur mon cellulaire : “Si tu retournes à Trois-Rivières, moi, je m’en vais vers chez nous, on pourrait aller manger avant”, se souvient-il.
Les Lions ont aussi rendu hommage à Rodger Brulotte avant le match de l'équipe samedi après-midi au Colisée Vidéotron. L’organisation est allée jusqu’à parler d’une légende pour qualifier le défunt.


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