Regain d'inquiétudes sur les marchés après la série d'attaques contre les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient. Les cours du pétrole sont au-dessus de la barre des 100 dollars et plus de 35% sur le gaz européen. Faut-il un coup de pouce de l'État ? Une réunion s'est tenue en fin de matinée à Matignon. Et pas de changement de ligne à ce stade au sein de l'exécutif.
Sébastien Lecornu temporise. Pas d'annonce à ce stade, mais le gouvernement prépare des mesures limitées sectorielles. Autrement dit, pas d'aides généralisées pour les ménages.
La priorité, ce sont les secteurs les plus exposés : transporteurs, pêcheurs, agriculteurs. Des professions déjà fragilisées et qui pourraient encaisser de plein fouet la hausse des coûts.
Anticiper tous les scénarios
En coulisses, les ministres ont reçu des consignes : anticiper tous les scénarios, car l'incertitude reste totale sur le plan militaire comme économique. Résultat, des mesures ciblées, calibrées au cas par cas.
L'objectif affiché est d'éviter les faillites, préserver la trésorerie, sans creuser davantage les déficits. En parallèle, Emmanuel Macron mise sur le terrain diplomatique. Pression pour apaiser les tensions, sécuriser les routes énergétiques et tenter de faire retomber la fièvre des prix.
Une double approche donc : contenir à court terme et tenter d'agir à la source, mais sans garantie pour le moment d'un répit rapide pour les Français.


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