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Alors, mutant ou pas mutant, l'hantavirus Andes ? La question agitait les autorités après qu'un foyer épidémique sur le navire MV Hondius, parti d'Ushuaïa en Argentine le 1er avril et transportant près de 150 passagers de 23 nationalités, avait été signalé à l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé.
Des doutes étaient survenus notamment à la suite du constat que l'état de santé des personnes infectées - notamment celui de la patiente française testée positive qui était une passagère du MV Hondius - se dégradait anormalement rapidement après la survenue des premiers symptômes.
Pour rappel, l'épidémie a fait à ce jour trois morts, un couple de Néerlandais et une Allemande. Onze personnes auraient été infectées et plusieurs dizaines de cas contacts ont été officiellement enregistrées.
Soupçon de mutation
Les équipes de l'Institut Pasteur viennent d'annoncer qu'ils ont réalisé le séquençage complet de la souche prélevée chez la patiente française.
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Documenté comme transmissible entre humains dès 1996, le virus des Andes n’a pourtant provoqué que de rares épisodes épidémiques en trente ans. Le foyer du MV Hondius remet aujourd’hui sous les projecteurs ce hantavirus longtemps resté dans un angle mort de la surveillance mondiale. Faut-il craindre une propagation plus large ?... Lire la suite
Leurs analyses génomiques indiquent que la séquence virale obtenue est identique aux souches du virus Andes détectées chez les autres cas positifs identifiés à bord du bateau, mais surtout que ces séquences sont très proches des souches du virus Andes connues circulant dans le sud de l'Amérique latine.
« Aucun élément ne suggère à ce stade l'émergence d'un variant particulier présentant des caractéristiques nouvelles », peut-on lire dans le communiqué de l'Institut Pasteur.
Les séquences du virus Andes des patients du bateau sont identiques entre elles et très proches des souches circulant en Amérique du Sud. C’est ce qu’affirment les chercheurs de l’Institut Pasteur. © Camalia MN, Adobe Stock (image générée à l’aide de l’IA)
3 % de variation… naturelles
Selon Jean-Claude Manuguerra, responsable de l'unité Environnement et Risque Infectieux (ERI), « d'une manière générale, toutes les séquences du virus Andes en Amérique du Sud présentent une identité nucléotidique supérieure à 95 %. Celles des patients du bateau sont identiques entre elles et très proches de certaines souches du virus Andes circulant en Amérique du Sud, et notamment identifiées chez les rongeurs, de l'ordre de 97 %. Les 3 % de variations correspondent au bruit des variations naturelles du virus qui circule depuis longtemps, et celles-ci ne semblent pas avoir d'impact sur les caractéristiques de la souche détectée parmi les voyageurs du bateau ».
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Présenté par plusieurs médias, dont le New York Post, comme le possible « patient zéro » de l’épidémie d’hantavirus du MV Hondius, l’ornithologue néerlandais Leo Schilperoord aurait pu être contaminé lors d’une excursion près d’Ushuaia, dans le sud de l’Argentine. Une hypothèse qui n’a toutefois pas été confirmée officiellement par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).... Lire la suite
Conclusion : il s'agit bien d'un virus d'origine sud-américaine déjà répertorié, et non pas d'un virus mutant qui aurait pu se révéler incontrôlable.
Selon l'OMS, « le risque global pour la population générale est actuellement considéré comme faible, mais cet événement souligne l'importance de la préparation, de la surveillance et d'une communication claire sur les risques ». On peut donc souffler...


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