Donald Trump et son administration se sont exprimés à la presse pour la première fois depuis le début de la guerre en Iran, samedi matin. Le locataire de la Maison blanche a fermement défendu le timing de l'intervention américaine.
Trois jours après le début de la guerre en Iran, Donald Trump et son administration se sont adressés pour la première fois à la presse. Alors qu'ils ne s'étaient exprimés que sur les réseaux sociaux, plusieurs prises de parole se sont tenues ce lundi.
Pete Hegseth, le secrétaire général à la Défense, s'est exprimé aux côtés du général Dan Caine, chef d'État major américain sur la base d'Arlington en Virginie, avant que ce soit au tour de Donald Trump. Le président américain, qui a commencé par se vanter de la décoration qu'il a choisi pour la salle de bal dans laquelle il se tenait, a ensuite fermement défendu le timing de l'intervention américaine.
"Nettement en avance sur le calendrier prévu"
Depuis le début de la guerre en Iran, samedi matin, le président américain est visé par des critiques émises par des médias américains et par la gauche, quant à ses changements de position concernant la durée du conflit. Des critiques balayées d'un revers de la main par Donald Trump.
Le locataire de la Maison blanche a répondu en affirmant que "nous avions projeté déjà quatre à six semaines, mais nous pouvons aller bien plus loin si c'est nécessaire". Avant d'ajouter, "quelqu'un a dit, 'oh le président veut le faire rapidement, sinon il s'ennuie'. Non je ne m'ennuie pas".
Donald Trump a ajouté que l'opération en cours est "nettement en avance sur le calendrier prévu", et en a donc profité pour présenter les motivations de l'intervention, a savoir détruire l'arsenal balistique iranien et empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire.
La présence des soldats américains, "plus un tabou"
Le président a donné pour raisons que "le régime est une menace pour les États-Unis et les bases outre-mer, mais également pour l'Europe. Je suis très fier d'avoir pu mettre un terme à cette menace", s'est-il félicité.
Donald Trump n'a cependant prononcé aucun mot sur l'éventualité d'envoyer des soldats américains sur le sol iranien. "Leur présence ne serait pourtant plus un tabou", a-t-il affirmé dans une interview au New-York Post. Ainsi, sans admettre l'envisager, le chef de l'État américain n'exclut pas cette option, bien qu'il affirme qu'il "n'en aura certainement pas besoin".


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