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Contrairement au déclenchement du conflit fin février, les prix de l’or noir n’explosent pas, malgré la reprise des hostilités entre l’Iran et les États-Unis. L’une des raisons est à chercher du côté de l’offre de pétrole, qui pourrait s’avérer abondante dans les années à venir.
Passer la publicitéBis repetita. Après être parvenus bon gré mal gré à maintenir un cessez-le-feu pendant quelques semaines, l’Iran et les États-Unis ont repris leurs hostilités au Moyen-Orient dans la nuit de mardi à mercredi. À nouveau, les missiles strient le ciel, tandis que, sur les mers, la navigation est redevenue périlleuse pour les tankers. Un seul élément tranche par rapport au déclenchement du conflit fin février : les cours du pétrole. Alors que dès le mois de mars, le baril avait rapidement flambé au-delà des 100 dollars, emportant avec lui les prix des carburants, l’or noir semble cette fois relativement épargné.
Ce jeudi 9 juillet, après une nuit émaillée de frappes, le baril de Brent de la mer du Nord, qui sert de référence mondiale, s’affichait à moins de 80 dollars. S’il a tout de même grimpé de plus de 5% mercredi, il semble se stabiliser autour de 78 dollars ce jeudi. Son alter ego américain, le WTI, s’échange, lui, autour des 73 dollars. «Habituellement, il s’agit d’un prix très surprenant en période de crise», confirme Jacques Percebois, professeur émérite à l’université de Montpellier et spécialiste de l’énergie. Malgré les risques d’une nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz, par où circule habituellement 20% du pétrole mondial, ni les investisseurs ni les industriels ne semblent s’inquiéter d’une possible raréfaction de l’offre.


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