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Par Le Figaro avec AFP
Le 11 juin 2026 à 18h16
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L’institution table sur une croissance de 0,9% cette année, contre 1,1% anticipé en avril dernier. La guerre en Iran et la hausse des prix de l’énergie pénalisent la zone euro plus fortement qu’anticipé jusqu’à présent.
Passer la publicité Passer la publicitéLa guerre au Moyen-Orient et la hausse consécutive des prix de l'énergie vont gonfler l'inflation et pénaliser l'économie de la zone euro plus fortement qu'anticipé jusqu'à présent, a indiqué jeudi le Fonds monétaire international (FMI). L'institution basée à Washington table désormais sur une croissance de 0,9% cette année dans la zone euro, contre 1,1% anticipé en avril et 1,3% en janvier avant le déclenchement fin février d'une attaque israélo-américaine contre l'Iran.
«La guerre au Moyen-Orient devrait constituer un choc d'offre négatif important mais temporaire, affaiblissant la confiance et resserrant les conditions financières, avec des effets temporaires sur l'inflation», a indiqué le FMI dans un rapport consacré au bloc monétaire. Les prix à la consommation augmenteraient de 2,8%, au-dessus de la cible de 2% de la Banque centrale européenne (BCE) : c'est 0,2 point de plus qu'en avril et 0,8 point par rapport à la prévision d'avant-guerre.
Ces prévisions sont un peu plus optimistes que celles publiées plus tôt jeudi par la BCE, qui anticipe désormais une croissance de 0,8% cette année et une inflation à 3,0%. Selon le FMI, l'activité en zone euro retrouverait un peu de dynamisme en 2027 avec une progression de 1,2% du produit intérieur brut (PIB) et un reflux de l'inflation à 2,3%. «Un choc énergétique qui persisterait pourrait tirer (gonfler, NDLR) davantage l'inflation et les anticipations d'inflation, même si une baisse de la confiance et des tensions financières pourraient affaiblir la demande», souligne le Fonds dans son rapport.
Des «difficultés structurelles de longue date»
«Ces défis viennent s'ajouter aux difficultés structurelles de longue date de l'Europe : le vieillissement de la population et une croissance de la productivité durablement faible», ajoute-t-il. La guerre, qui a regagné en intensité depuis quelques jours, a entraîné la fermeture par l'Iran du détroit d'Ormuz, axe clef pour le transport de pétrole, provoquant une flambée des prix de l'énergie. Pour répondre à ce regain d'inflation, la BCE a relevé ses taux jeudi, au risque de pénaliser une économie en zone euro déjà essoufflée.
«La priorité immédiate est d'ancrer les anticipations d'inflation et d'amortir l'impact du choc dans les limites de la marge budgétaire disponible», a estimé le FMI, prônant des mesures d'aide «temporaires» et «ciblées» pour ne pas creuser davantage les déficits publics. Parallèlement, le Fonds juge «encore plus urgent» pour l'Union européenne d'engager des réformes structurelles pour renforcer sa sécurité énergétique, sa résilience économique et son potentiel de croissance.


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