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Fredericton dépose un projet de loi qui permettrait d’élargir le champ de pratique des sages-femmes. Il s’agit d’une façon de reconnaître les compétences de ces professionnelles de la santé, comme l'ont fait d'autres provinces.
Si le projet de loi est adopté, une patiente pourra recevoir les soins d’une sage-femme avant d’être enceinte, et ce, pendant toutes les années de sa fécondité. Actuellement, au Nouveau-Brunswick, une sage-femme peut s’occuper d’une patiente pendant sa grossesse, son accouchement et jusqu’à six semaines après la naissance du bébé.
Cela permet aux personnes qui ne sont pas enceintes d'accéder à des soins de santé sexuelle et reproductive et de bénéficier d’une prise en charge prolongée, explique la directrice générale du conseil de l’Ordre des sages-femmes du Nouveau-Brunswick, Kandise Brown.

Une sage-femme pourra aussi prodiguer des soins aux bébés jusqu'à l'âge de 18 mois au lieu de 6 semaines. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / FatCamera
Elle précise que les bébés pourront aussi être suivis par les sages-femmes jusqu’à l’âge de 18 mois.
Nous sommes satisfaits, les sages-femmes aussi, cela leur permet d’exercer le métier pour lequel elles ont été formées, ajoute Kandise Brown.
Un seul service à Fredericton, mais les étudiants pourront y pratiquer
Si la province dit faire des progrès en ce qui concerne l’harmonisation de la pratique avec d’autres provinces par ces changements proposés, reste que ce service n’est disponible qu’au Centre de sages-femmes de Fredericton.
Actuellement, trois sages-femmes sont en poste, alors que deux autres certifiées ne prodiguent pas de soins pour le moment, affirme Kandise Brown.

Le centre de sages-femmes de Fredericton est la seule clinique dans la province qui offre ces services.
Photo : Réseau de santé Horizon
Notons qu’aucun programme d’études n’est offert en Atlantique. Les étudiantes doivent se rendre au Québec, en Ontario, ou au Manitoba, par exemple, pour suivre leur formation de sages-femmes.
Toutefois, la province annonce qu’il sera désormais possible pour ces étudiantes d’acquérir l’expérience clinique supervisée au Nouveau-Brunswick, grâce à ce projet de loi.
Kandise Brown croit que cette mesure encouragera les étudiantes à revenir dans la province.
La voix du public au conseil de l’Ordre des sages-femmes
Le projet de loi prévoit aussi d’augmenter la participation citoyenne au conseil de l’Ordre des sages-femmes, qui a pour mandat de réglementer la pratique de la profession dans la province.
Actuellement, un membre du public est nommé à ce conseil. Le projet de loi vise à augmenter ce nombre jusqu’à quatre personnes. Il s’agissait d’une demande du conseil, explique Kandise Brown.
Cela permettrait de renforcer la voix du public au sein du conseil.
S’il ne s’agit pas d’un grand pas dans l’accès aux services des sages-femmes, ces changements proposés sont tout de même de bon augure pour la profession, croit Kandise Brown.
Je pense qu’il s’agit de mesures qui sont les bienvenues, qui sont appropriées et qui s'alignent sur les pratiques des sages-femmes dans tout le pays.


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