Réservé aux abonnés

Frédéric Beigbeder.

Frédéric Beigbeder. Le Figaro

CHRONIQUE - Le succès de Cyberpunk d’Asma Mhalla prouve que les Français commencent à craindre le monde digital.

Passer la publicité

Les pamphlets doivent toujours être excessifs : cela fait partie du genre. Sans aller jusqu’aux délires abjects de Céline, un bon pamphlétaire doit attaquer fort, et être, si possible, aussi disproportionné dans l’angoisse que documenté dans les faits. Asma Mhalla s’est imposée en deux livres (Technopolitique en 2024 et Cyberpunk en 2025) sur le créneau anti-IA, pourtant déjà encombré. Un des pionniers fut le Dr Laurent Alexandre, dans le genre ambigu (on ne sait jamais s’il se prend pour Aldous Huxley ou Sam Altman). Il osa le premier poser la question en 2019 : « L’IA va-t-elle tuer la démocratie ? » On pouvait lui préférer l’objectivité scientifique d’Aurélie Jean sur les avantages et inconvénients des technologies numériques, dans Les algorithmes font-ils la loi ? paru en 2021.

Cyberpunk d’Asma Mhalla va plus loin : elle dénonce un « nouveau système totalitaire ». Avant d’ouvrir son essai, on a envie de lui rappeler que scroller sur TikTok n’équivaut…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 63% à découvrir.

Le Figaro

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ? Connectez-vous

Frédéric Beigbeder : « Asma Mhalla : intello paranoïaque ou lanceuse d’alerte ? »

S'ABONNER

S'abonner