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L'avocat redoute que "certains extrémistes" s'en prennent aux otages. Il exprime également sa crainte d'un bombardement qui toucherait l'ambassade de France à Téhéran.
Publié le 03/03/2026 22:44
Temps de lecture : 2min
Anne Laure Paris, Noemie Kohler et leurs avocats Martin Pradel et Chirinne Ardakani, le 27 juin 2025. (THIBAUD MORITZ / AFP)
L'avocat des familles des Français Cécile Kohler et Jacques Paris, assignés à l'ambassade de France à Téhéran, s'est inquiété mardi 3 mars sur franceinfo d'une éventuelle "action de représailles" de la part des Gardiens de la Révolution contre les deux otages, alors que les frappes américano-israéliennes se poursuivent contre l'Iran.
"Je crains une action de représailles des Gardiens de la Révolution, de certains extrémistes, contre nos otages. Je ne peux pas exclure cette triste éventualité de mon esprit", a déclaré Thierry Moser, assurant que "l'Iran considère la France comme co-belligérante".
"Je redoute également une action de bombardement des Américains ou des Israéliens à Téhéran", poursuit-il. "Je crains qu'un projectile ne vienne tomber sur l'ambassade de France. En principe, c'est exclu, mais est-ce que l'accident n'est pas une hypothèse possible ?" "Le Quai d'Orsay me dit que les otages sont en sécurité à l'ambassade de France à Téhéran", ajoute l'avocat des familles des deux Français. "Je prends acte de cette déclaration rassurante. Il semble que leur état de santé soit satisfaisant (...) Les familles de Cécile et Jacques ont des nouvelles en provenance de l'ambassade et peuvent communiquer librement avec nos deux malheureux compatriotes."
Après plus de trois ans de détention, Cécile Kohler et Jacques Paris avaient été condamnés en octobre dernier respectivement à 20 et 17 ans de prison pour espionnage au profit notamment d'Israël, puis libérés début novembre, mais avec l'interdiction de quitter le territoire iranien. Ils sont en attente d'un potentiel échange avec une ressortissante iranienne, Mahdieh Esfandiari, que la justice française a condamnée à un an de prison ferme jeudi.


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