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CHRONIQUE - Les deux membres de la juridiction de la rue de Montpensier n’ont pas aimé une de nos chroniques et nous l’ont fait savoir.
Éminent professeur de droit public, le doyen Georges Vedel, membre du Conseil constitutionnel de 1980 à 1989, résumait la mission de l’institution par ces mots : « Nous tenons la gomme, pas le crayon. » Autrement dit : si nous ne pouvons pas réécrire une loi, nous pouvons la gommer. Pour les juristes de la rue de Montpensier, siège du Conseil constitutionnel, c’est une règle inaliénable. Elle m’a été rappelée par son président, Richard Ferrand, ancien président de l’Assemblée nationale, nommé le 20 février 2025 par Emmanuel Macron, et par l’un de ses membres, Alain Juppé, nommé par le président de l’Assemblée nationale, le 21 février 2019…
L’un et l’autre m’ont reçu dans l’un des salons du Conseil après que j’avais publié, ici même, le 5 décembre, une chronique intitulée « Ce Conseil constitutionnel qui se veut souverain », sous-titrée « Il y a longtemps que cette juridiction est sortie de son rôle, au point de se croire au-dessus du peuple et du législateur ».
À lire aussi Richard Ferrand : «Le Conseil constitutionnel n’est pas un pouvoir, mais il a du pouvoir»
Ils…


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